En marge de la journée sur la prise en charge du pied diabétique, le professeur Lyes Rahal , directeur général des services de la santé au ministère de la santé, a rappelé, dans une déclaration au journal électronique esseha.dz, que le pied diabétique constitue un problème de santé publique dans le monde.
Le responsable au niveau du ministère de la santé n’a pas tari d’éloges et de remerciements le panel d’experts qui ont travaillé d’arrache-pied, presque une année et demi, pour la conception et la finalisation du guide pratique de la prise en charge du pied diabétique que l’on a restitué à l’occasion de cette journée dédiée.
Pr Rahal explique ce guide est le fruit d’un travail d’experts issus de plusieurs disciplines et il comprend plusieurs volets tels que la prévention, la formation, la prise en charge thérapeutique et les moyens de diagnostic.
Le DGSS se félicite du débat franc qui a marqué cette journée et rappelle, au passage, que “ dans le cadre du Plan d’Aide au Malade, instauré par monsieur le ministre, on est dans une logique d’activité et de l’accessibilité aux soins, sans omettre le volet très important de la prévention”. Dans ce sillage, Pr Rahal rappelle l’organisation d’une semaine de prévention qui commence ce début de mars, et où le diabète trouve toute sa place au cœur des thématiques qui seront abordées.
Le Directeur Général des services de la santé indique que le guide pratique du pied diabétique sera soutenu par une instruction du ministère pour une meilleure prise en charge du pied diabétique, notamment dans les polycliniques et les structures de proximité, et arrêter de faire sillonner le patient d’une structure à une autre.
“ Notre objectif avec cette approche est la réduction du nombre d’amputations d’au moins 80 %, car les amputations qui sont déjà difficiles à accepter, ont leurs répercussions sur la santé du malade mais aussi sur l’économie du pays, du fait que l’amputé est souvent soustrait de la vie professionnelle”, dit Pr Rahal.
Nora S.
