14e Congrès de diabétologie et de médecine interne de Constantine : Rencontre d’experts autour des défis métaboliques actuels

Le 14e Congrès de diabétologie et de médecine interne de Constantine a rassemblé de nombreux spécialistes autour des avancées récentes et des défis majeurs liés aux maladies métaboliques. Entre innovations thérapeutiques, approche multidisciplinaire et réflexion sur les facteurs environnementaux, les échanges ont mis en lumière une vision globale et actualisées de la prise en charge des patients.
Pour le Pr Yacine Kitouni, chef de service de Médecine Interne au CHU de Constantine, cet événement s’inscrit dans une dynamique de long terme : « Ce congrès s’inscrit dans la continuité de tout ce que nous avons entrepris depuis plus d’une décennie ». Il a souligné son caractère particulier, notamment par « l’intégration des avancées récentes en matière de diabétologie, des innovations thérapeutiques et technologiques », tout en abordant « des thématiques moins explorées comme les maladies rares, auto-immunes et auto-inflammatoires ». Il a insisté également sur la richesse des échanges et l’ouverture internationale avec « des ponts établis notamment avec Lyon ».
Sur le même canal d’Esseha, le Pr Safia Mimouni, chef de service d’endocrinologie au СРМС, a mis en avant la diversité des sujets traités : « Ce congrès a porté sur plusieurs volets, notamment le diabète, le métabolisme, les maladies rares », saluant « des conférences très riches, marquées par beaucoup de nouveautés ».
Parmi les thèmes majeurs, la stéatose hépatique a occupé une place importance. Le Pr Samir Rouabhia, chef de service de médecine interne au CHU de Batna, a rappelé au micro d’Esseha que « depuis 2024 et 2025, l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) a approuvé deux nouveaux médicaments apportant un grand espoir aux malades ». Il a précisé, toutefois, que cette pathologie reste étroitement liée au mode de vie : « Elle résulte d’une alimentation déséquilibrée et de la sédentarité », tout en soulignant que « les changements d’hygiène de vie ne suffisent pas toujours pour améliorer la stéatose hépatique, d’où l’importance de ces nouveaux traitements, notamment pour les malades en surpoids ou diabétiques ».
Dans la même optique, le Pr Massimo Livrero, du service d’hépatologie au CHU de Lyon, a insisté sur une approche globale : « Le foie occupe une place centrale dans un ensemble plus large impliquant la santé cardio-métabolique rénale ». Il a défendu une « collaboration étroite entre spécialistes », afin d’orienter les patients au bon moment, et a rappelé qu’« en France, une échographie est systématiquement réalisée chez les diabétiques pour dépister une stéatose ».
Le Pr Rachid Malek, professeur en médecine interne et président de l’association des diabétiques à Sétif a élargi encore la réflexion en introduisant la notion d’« exposome » : « Il englobe le climat, les polluants, l’environnement, la sédentarité, le génome et l’épigénétique ». Selon lui, ces facteurs « influencent directement le risque du syndrome cardio-rénal et métabolique et modifie l’évolution et le pronostic », appelant à « des actions impliquant aussi les décideurs pour créer un environnement plus sain ».
Sur le plan cardiovasculaire, le Pr Mohamed Chettibi, chef du service cardiologie au CHU de Beni-Messous, a rappelé que « le diabète n’affecte pas uniquement les artères mais l’ensemble du cœur », insistant sur « la nécessité d’un diagnostic précoce de ces atteintes ».
Enfin, le Dr Djaber Bellili, ORL et chirurgien cervico-facial, au CHU Hospices Civils et Centre anti-cancer Léon Berard de Lyon, a présenté une innovation prometteuse dans le traitement de l’apnée du sommeil : « un dispositif comparable à un pacemaker, activé par le patient », avec « des résultats très satisfaisants lorsque l’indication est bien posée ».
Hassina Amrouni

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