Plus de 5 millions de personnes dans le monde sont concernées par cette maladie auto-immune.
En Algérie, même s’il n’y a pas de chiffres officiels, ils seraient selon les estimations, environ plus de deux millions à vivre avec une maladie rare dont le lupus.
Il faut savoir que parmi le large éventail de maladies rares répertorié à ce jour (environ 7000), le lupus compte la plus forte prévalence avec 40 cas pour 100 000 habitants.
Cette maladie que l’on surnomme à juste titre « la maladie aux mille visages » survient lorsque le système immunitaire s’attaque aux cellules de l’organisme et les détruit. La cause de la survenue de cette pathologie demeure inconnue. Toutefois, on sait que plusieurs facteurs endogènes et exogènes sont derrière la réaction auto-immune de l’organisme.
Le lupus touche essentiellement les femmes en âge de procréer mais les enfants et les hommes n’en sont pas épargnés même si c’est à un degré moindre.
Si l’organe phare de cette maladie est la peau, il n’en demeure pas moins que tous les organes peuvent être touchés (rein, poumons, cœurs, vaisseaux…).
Il existe plusieurs formes de lupus : le lupus érythémateux systémique dit « spontané » qui survient sans facteurs particuliers, le lupus « induit » qui apparaît suite à la prise prolongée de certains médicaments (ce dernier guérit à l’arrêt du traitement) et le lupus néo-natal dont les manifestations surviennent à la naissance en raison de la transmission par la mère d’anticorps. Dans ce dernier cas, les atteintes peuvent disparaître en cours de vie, toutefois, une atteinte cardiaque sévère peut se manifester, c’est pourquoi, elle doit être « systématiquement » recherchée chez le fœtus in utéro.
Les symptômes de la maladie sont divers, généralement, elle se manifeste par un état de fatigue, une perte d’appétit, des douleurs articulaires et des maux de tête. Ceci, sans oublier le symptôme le plus caractéristique : les éruptions cutanées, touchant notamment le visage et les mains. Le lupus peut entraîner des problèmes pulmonaires, cardiaques ou du système nerveux. D’autres symptômes peuvent alors se déclarer comme des douleurs à la respiration, ou un essoufflement, des douleurs thoraciques, des troubles de la pensée et/ou de la personnalité, une insuffisance rénale, des douleurs abdominales…
On ne guérit pas du lupus mais, grâce au traitement adéquat dont l’objectif est de réduire les inflammations liées au lupus et grâce à une bonne hygiène de vie ainsi qu’à une alimentation équilibrée, la maladie peut être stabilisée offrant ainsi la possibilité de mener une vie quasi normale.
En ce 10 mai, la célébration de la Journée mondiale du lupus est l’occasion de sensibiliser le grand public sur cette maladie toujours méconnue.
Hassina Amrouni
