La célébration de la Journée internationale de la NASH est l’occasion de revenir sur une maladie très répandue mais négligée par les malades eux-mêmes afin de leur faire prendre conscience de la nécessité de se faire dépister pour éviter les graves complications qui peuvent survenir une fois la maladie bien installée.
On estime qu’entre 100 et 180 millions de personnes dans le monde seraient touchées par la NASH (stéatose hépatique non alcoolique), cependant, ce chiffre reste une basse estimation du chiffre réel car cette maladie très répandue dans le monde demeure sous-diagnostiquée.
La NASH se caractérise par une accumulation de graisse dans les cellules hépatiques, non liée à la consommation d’alcool. Cette maladie qui est souvent diagnostiquée à un stade avancé (cirrhose ou cancer du foie) est considérée comme un facteur de risque chez les personnes en surcharge pondérale, surtout celles présentant une obésité abdominale, ou encore chez les personnes atteintes de diabète de type 2, non insulinodépendant. Toutefois, d’autres personnes, hors ces deux catégories, peuvent développer une NASH.
Les raisons sont souvent liées au mode de vie notamment la malbouffe (alimentation trop riche en graisses saturées, sucres et boissons sucrées, sédentarité…). On peut également développer une NASH sans être adepte de la malbouffe mais simplement en mangeant de trop grandes quantités, par rapport à ses propres besoins physiques. Un déséquilibre nutritionnel qui peut s’avérer néfaste pour notre santé.
Maladie souvent silencieuse, la NASH devrait alerter en présence de certains facteurs de risque comme l’obésité, le diabète de type 2, l’hypertension, une maladie cardiaque, une résistance à l’insuline ou un taux de lipides élevé dans le sang mais aussi les facteurs génétiques…
Tant que la maladie n’a pas atteint le stade de fibrose, elle est réversible. Pour cela, il est primordial d’adopter certaines mesures hygièno-diététiques, à savoir repenser totalement son alimentation et pratiquer de l’exercice physique.
Concernant l’alimentation, il faut éviter les graisses saturées et trans, réduire la consommation de produits sucrés, consommer des Oméga-3, miser sur des aliments à indice glycémique bas, consommer des légumes de saison, des fruits frais, des légumineuses, des céréales complètes, viandes et poissons blancs,…
Une perte de poids favorisera l’amélioration des lésions hépatiques et permettra la réversibilité de l’inflammation. On estime que « la perte de 10 % du poids du corps fait disparaître la stéatohépatite dans 90 % des cas ». En parallèle, il est important d’équilibrer HTA, diabète et hypercholestérolémie.
Hassina Amrouni
