À l’occasion de la Journée mondiale de la tuberculose, célébrée ce mardi 24 mars 2026, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé un message à la fois alarmant et porteur d’espoir : malgré les progrès réalisés, la tuberculose reste l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde et nécessite une mobilisation urgente à tous les niveaux.
Dans son message officiel, l’OMS rappelle que la lutte contre cette maladie évitable et curable est encore loin d’être gagnée. Elle souligne que la tuberculose continue de provoquer un nombre élevé de décès à l’échelle mondiale, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire, où l’accès au diagnostic et aux traitements demeure insuffisant.
Pour 2026, le thème retenu — « Oui, nous pouvons mettre fin à la tuberculose ! » — se veut un appel clair à l’action. L’organisation insiste sur le fait qu’il est encore possible d’inverser la tendance, à condition d’intensifier les efforts. Cela passe notamment par un engagement politique fort des États, une augmentation des investissements dans les systèmes de santé, ainsi qu’une adoption rapide des innovations médicales et des recommandations internationales.
L’OMS met également en avant le rôle central des communautés et des systèmes de santé de proximité. Elle appelle à renforcer le dépistage précoce, améliorer l’accès aux traitements et garantir des soins de qualité, en particulier face aux formes résistantes de la maladie, qui constituent une menace croissante pour la santé publique mondiale.
Autre point clé du message : la nécessité d’une approche multisectorielle. Pour l’OMS, la lutte contre la tuberculose ne peut pas reposer uniquement sur le secteur de la santé. Elle implique aussi des actions sur les déterminants sociaux de la maladie, comme la pauvreté, la malnutrition ou les conditions de vie précaires.
Enfin, l’organisation rappelle que cette journée du 24 mars, qui commémore la découverte du bacille de la tuberculose en 1882 par Robert Koch, doit servir de catalyseur pour accélérer les engagements mondiaux et atteindre l’objectif d’élimination de la maladie d’ici 2030.
Face à une maladie ancienne mais toujours d’actualité, le message de l’OMS est sans ambiguïté : les outils existent, les solutions aussi. Reste désormais à passer de la promesse à l’action.
Nouhad Ourebzani
