Le ministère de l’Industrie pharmaceutique accélère sa stratégie de mise à niveau du système national du médicament et des vaccins. Ce dimanche 26 avril 2026, le ministre, Wassim Kouidri, a reçu au siège de son département le représentant de l’Organisation mondiale de la santé en Algérie, Phanuel Habimana, pour faire le point sur l’avancement d’un chantier stratégique : l’évaluation du système national de régulation pharmaceutique.
Au cœur des échanges, la progression des travaux de la « revue d’auto-évaluation » engagée par les autorités algériennes, une étape essentielle dans le processus visant à atteindre le niveau de maturité 3 (ML3), standard international reconnu par l’OMS. Ce niveau constitue un indicateur clé de performance des systèmes de régulation, attestant de leur capacité à garantir la qualité, la sécurité et l’efficacité des médicaments et vaccins.
Pour piloter cette phase cruciale, les autorités ont confié le suivi des travaux au professeur Abdelhakim Boudis. Celui-ci coordonne une large mobilisation intersectorielle impliquant plusieurs institutions nationales. Parmi les acteurs engagés figurent notamment les secteurs de la santé et de l’industrie pharmaceutique, ainsi que des organismes stratégiques tels que l’Agence nationale des produits pharmaceutiques, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, l’Institut Pasteur d’Algérie, le Centre national de pharmacovigilance, le Commissariat à l’énergie atomique et l’Agence nationale du sang.
Cette approche multisectorielle illustre la volonté des pouvoirs publics de consolider un écosystème pharmaceutique intégré, capable de répondre aux exigences internationales en matière de régulation et de contrôle.
À l’issue de la rencontre, les deux parties ont convenu d’un calendrier précis : la finalisation des travaux de la commission est attendue pour le mois de septembre prochain. Cette échéance devrait être suivie d’une évaluation finale, étape déterminante pour l’obtention officielle de la certification ML3.
L’atteinte de ce niveau de maturité représenterait un tournant majeur pour le secteur pharmaceutique algérien. Elle renforcerait non seulement la crédibilité du système national auprès des instances internationales, mais ouvrirait également la voie à de nouvelles opportunités, notamment en matière d’exportation de produits pharmaceutiques et de partenariats internationaux.
Dans un contexte mondial marqué par les enjeux de souveraineté sanitaire, cette dynamique traduit l’ambition de l’Algérie de se positionner comme un acteur régional de référence dans le domaine pharmaceutique, en s’alignant sur les standards internationaux les plus exigeants.
Nouhad Ourebzani
