La participation de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS), représentée par son président le professeur Kamel Sanhadji, se poursuit aux travaux de la 79e Assemblée mondiale de la santé, organisée à Genève, en Suisse, du 18 au 23 mai 2026. Cette présence algérienne intervient dans un contexte international marqué par l’accélération des discussions autour du futur accord de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur les pandémies et les mécanismes de préparation face aux crises sanitaires mondiales.
Durant les journées des 18 et 19 mai, les États membres ont examiné, dans le cadre du point 13.3 de l’ordre du jour, le document WHA79/8 relatif aux travaux du Groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée chargé des négociations sur l’accord de l’OMS concernant les pandémies. Le document porte notamment sur l’avancement des discussions autour du mécanisme dit « PABS » (Pathogen Access and Benefit Sharing), destiné à organiser le partage des agents pathogènes et des avantages qui en découlent à l’échelle internationale.
Les débats ont mis en évidence les progrès réalisés sur plusieurs aspects techniques et juridiques essentiels du futur système. Parmi les principaux points abordés figurent le rôle des laboratoires coordonnés par l’OMS, l’échange rapide des données de séquençage génétique, les mécanismes de traçabilité des agents pathogènes ainsi que l’élaboration de contrats juridiquement contraignants entre les parties prenantes et l’organisation onusienne.
La délégation algérienne, à travers la participation active de l’ANSS, suit de près ces négociations stratégiques qui pourraient redéfinir la gouvernance sanitaire mondiale après les enseignements tirés de la pandémie de Covid-19. Les discussions ont particulièrement insisté sur la nécessité de bâtir un mécanisme fondé sur la transparence, l’équité et l’efficacité opérationnelle, tout en respectant la souveraineté des États.
Les pays membres ont également souligné l’importance du transfert de technologies, du renforcement des capacités sanitaires nationales et de la garantie d’un accès rapide et équitable aux vaccins, aux traitements et aux outils de diagnostic, notamment au profit des pays en développement et des États les plus vulnérables face aux crises sanitaires.
Dans ce contexte, plusieurs délégations ont plaidé pour une solidarité internationale renforcée afin d’éviter les déséquilibres observés lors des précédentes pandémies, marquées par des inégalités majeures dans l’accès aux produits de santé. Les discussions ont ainsi confirmé une volonté collective de mieux préparer la communauté internationale aux futures urgences sanitaires.
À l’issue des travaux, la commission concernée a pris acte du rapport présenté et les États membres ont adopté, sans objection, un projet de décision prévoyant la poursuite prioritaire des négociations relatives au mécanisme PABS. Ce mandat inclut également la finalisation des dispositions juridiques encadrant les accords contraignants avec l’OMS. Les résultats des négociations devront être présentés lors de la prochaine Assemblée mondiale de la santé ou lors d’une éventuelle session extraordinaire prévue au cours de l’année 2026.
Nouhad Ourebzani
