Asthme et BPCO: Hikma réunit les experts pour mieux cerner les défis de contrôle de la maladie

A l’occasion de la rencontre « «Expert Connect – Speaker Tour », organisée par les Laboratoires Hikma, des pneumologues venus d’horizons différents ont échangé autour des défis cliniques liés à l’asthme et à la BPCO.
Au micro d’Esseha, le Pr Abdelbasset Ketfi, Chef de service de pneumologie à l’hôpital de Rouiba et le Pr Georges Juvelekian, Pneumologue à l’Université américaine de Beyrouth, ont livré leurs analyses et partagé leurs constats.
Le Pr Ketfi a centré son intervention sur une problématique majeure : l’asthme non contrôlé. « J’ai donné une communication dans le but de vulgariser la maladie asthmatique vis à vis des praticiens et j’ai parlé essentiellement de l’asthme non contrôlé qui pose des problèmes », explique-t-il. Il précise qu’il s’agit d’un asthme « dont le patient garde encore des symptômes malgré une prise en charge », une situation qui impose de s’interroger en profondeur.
Pour le spécialiste, la première étape reste la confirmation du diagnostic : « On doit d’abord se poser la question : est-ce que c’est réellement un asthme ? » Cela passe par « un bon questionnaire du malade, un examen clinique et un certain nombre d’examens complémentaires, afin de statuer sur un diagnostic exact de la maladie ».
Une fois le diagnostic posé, le praticien doit rechercher méthodiquement les causes du mauvais contrôle. Les facteurs sont multiples : « l’exposition allergénique, l’exposition à certaines infections, le tabagisme actif et passif, la pollution », mais aussi des éléments liés au « patient lui-même, qui ne prend pas son traitement convenablement ou alors, c’est le dispositif qui est mal adapté. On doit bien expliquer au patient comment bien prendre son traitement », insiste-t-il.
Si, malgré le suivi rigoureux et la correction des facteurs modifiables, l’asthme demeure non contrôlé, il est alors classé comme « asthme difficile voire sévère ». Dans ce cas, « le patient doit prendre le traitement optimal et éventuellement opter pour les traitements innovants comme les biothérapies », dont certaines sont disponibles en Algérie.
Le Pr Georges Juvelekian, Pneumologue à l’Université américaine de Beyrouth, souligne pour sa part, la richesse des échanges. « Nous avons pu discuter des grandes lignes, en concernant la prise en charge de l’asthme, du diagnostic aux tous derniers traitements qui doivent être à la portée de tous ». Le partage des expériences et de cas cliniques, vise un objectif clair : « que les malades asthmatiques algériens soit bien gérés ».
Toujours au micro d’Esseha, le spécialiste identifie trois grands défis : la connaissance de la maladie, l’éducation thérapeutique et les questions de régulation. « Les malades ne savent pas que l’asthme est une maladie chronique, qui doit être régulièrement suivie », regrette-t-il, insistant sur la nécessité d’un dialogue constant. Et de conclure par un conseil simple : « je conseille aux patients de bien discuter de la maladie avec leur médecin ».
Hassina Amrouni

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