19e Conférence pharmaceutique nationale annuelle du SNAPO: Vers une redéfinition du rôle du pharmacien en Algérie

A l’occasion de la 19ème Conférence pharmaceutique nationale du Syndicat National des Pharmaciens d’Officine (SNAPO), plusieurs intervenants ont dressé un état des lieux d’une profession en pleine mutation. Au cœur des échanges : l’élargissement des missions du pharmacien, devenu, selon les participants, un acteur central du système de santé.
Pour le vice-président, Dr Benhadj, Amar Merouane, cette rencontre s’impose désormais comme « un rendez-vous très attendu par tous les acteurs du secteur pharmaceutique », avec l’ambition de formuler des recommandations concrètes. Le thème retenu cette année, « élargir les mission du pharmacien », reflète une évolution déjà amorcée. « Le pharmacien n’est plus un simple dispensateur de médicaments, c’est un acteur de santé pleinement intégré », souligne-t-il. Il rappelle que cet élargissement est déjà inscrit dans la loi sanitaire 18-11, même si « es textes d’application sont en cours de préparation », en concertation avec les autorités et l’Ordre des pharmaciens.
Dans les faits, ces nouvelles missions couvrent un large éventail d’actes : éducation thérapeutique des patients chroniques, vaccination, conseil ou encore orientation diagnostique. « La pharmacie est un système de santé de proximité, insiste-t-il, mettant en avant la relation de confiance avec le patient comme levier pour améliorer la prise en charge et réduire les coûts liés aux complications.
Même constat du côté du président du SNAPO, le Dr Sami Terrache, qui voir dans ce chantier une priorité. « Nous allons essayer de le concrétiser en le mettant noir sur blanc dans le décret qui régira la profession », affirme-t-il. Il déplore toutefois les limites actuelles du cadre réglementaire citant un exemple révélateur : « la prise de tension en officine est interdite, alors que nous sommes formés pour cela ». Pour lui, l’intégration de nouveaux outils comme les tests rapides d’orientations diagnostique pourrait ouvrir « de nouveaux horizons », notamment en matière de dépistage et de santé publique.
Abondant dans le même sens, le Pr Yacine ACHOURI, Chef de service de Pharmacie au CHU Nefissa-Hamoud ex Parnet, insiste sur le changement de paradigme : « la pratique officinale n’est plus centrée sur le produit mais sur le patient ». Il évoque des missions déjà éprouvées ailleurs, comme le suivi des maladies chroniques, la vaccination ou l’amélioration de l’adhésion thérapeutique. Il souligne également un atout majeur du système algérien : »un patient peut accéder à une officine dans rendez-vous et à tout moment », ce qui favorise, selon lui, « une acceptabilité naturelle de l’élargissement des pratiques ». Reste désormais à « définir une feuille de route » et à poser la question de la rémunération de ces actes.
Parallèlement, d’autres préoccupations ont été soulevées. Le porte-parole du SNAPO, le Dr Karim Mergheni, a alerté sur la prolifération des compléments alimentaires vendus hors circuit contrôlé. « Cela représente un danger pour la santé du citoyen », prévient-il, appelant à encadrer leur fabrication et leur distribution, et à réserver leur vente en officine. Il rappelle également les nombreux défis du secteur »stagnation de la marge bénéficiaire depuis 1998, rareté de certains médicaments, qui s’impose de temps à autre, exercice illégal de la profession ou encore interrogations autour des pharmacies Saïdal. Sur ce point, le syndicat demande « le respect strict de laloi sanitaire 18-11 qui réserve l’exploitation des officines aux pharmaciens ».
Parallèlement, d’autres préoccupations ont été soulevées. Le porte-parole du SNAPO, Dr Karim Mergheni, a alerté sur la prolifération des compléments alimentaires vendus hors circuit contrôlé. « Cela représente un danger pour la santé du citoyen », prévient-il, appelant à encadrer leur fabrication et leur distribution, et à réserver leur vente en officine. Il rappelle également les nombreux défis du secteur : stagnation de la marge bénéficiaire, pénuries ponctuelles, exercice illégal, ou encore interrogations autour des pharmacies Saïdal.
Hassina Amrouni

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