Une équipe de scientifiques a identifié une molécule, appelée DMBT1, qui disparaît dans les premières étapes du développement du cancer du côlon. Cette découverte, publiée dans la revue The Journal of Pathology, pourrait aider à mieux détecter les risques de cancer colorectal, bien avant que la maladie ne s’installe.
La DMBT1 est une protéine présente naturellement dans notre intestin. Elle joue un rôle de “barrière” contre les microbes et aide à maintenir une bonne santé intestinale. Mais selon cette nouvelle étude, cette molécule disparaît très tôt dans les cellules précancéreuses du côlon, bien avant qu’une tumeur ne se forme.
Pour faire cette découverte, les chercheurs ont utilisé une technique très avancée, qui permet d’observer de façon très précise les tissus de l’intestin et de repérer les molécules présentes ou absentes dans chaque zone. Ils ont ainsi remarqué que la DMBT1 était absente dans les zones où les cellules commençaient à devenir anormales — ce qu’on appelle la dysplasie — une étape souvent silencieuse qui peut précéder le cancer.
Cette découverte pourrait devenir un outil précieux pour détecter plus tôt les personnes à risque. Si l’on repère une baisse de DMBT1 dans les cellules du côlon, cela pourrait alerter les médecins bien avant l’apparition d’une tumeur visible. Cela ouvrirait la voie à une surveillance renforcée, ou même à des traitements préventifs.
Le cancer colorectal est l’un des plus fréquents au monde. En comprenant mieux les premières étapes de son apparition, les chercheurs espèrent améliorer le dépistage et sauver des vies. Cette étude donne donc un nouvel espoir : celui de pouvoir agir avant qu’il ne soit trop tard.
Nouhad Ourebzani
