Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé ce jour une réunion du Conseil des ministres consacrée à l’examen de plusieurs dossiers, notamment celui de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre le cancer, avec des perspectives fixées à l’horizon 2035. L’examen de ce dossier s’inscrit dans le cadre des efforts continus de l’État pour moderniser le système de santé et améliorer la prise en charge des patients à travers l’ensemble du territoire national.
Le chef de l’État a tenu à saluer les efforts du personnel du secteur de la santé pour leur réactivité et leur professionnalisme lors de l’accident impliquant un bus algérien en Tunisie. Il a particulièrement mis en avant la rapidité de l’intervention et la qualité de la prise en charge des blessés, transférés dans les meilleurs délais vers les établissements hospitaliers de Annaba et El Tarf. Le président a également exprimé sa reconnaissance envers les autorités sanitaires tunisiennes pour leur coopération exemplaire dans cette situation d’urgence.
Abordant ensuite la stratégie nationale de lutte contre le cancer, le président de la République a insisté sur la nécessité d’adopter une approche globale et intégrée. Cette démarche repose sur trois axes majeurs : la prévention, le dépistage précoce et l’efficacité du traitement. Il a rappelé que l’Algérie assure déjà la gratuité des soins et des traitements pour les patients atteints de cancer, un acquis qu’il convient de consolider et d’optimiser.
Dans cette perspective, le chef de l’État a ordonné le renforcement des capacités des infrastructures sanitaires à travers le pays. L’objectif est d’améliorer significativement la prise en charge des malades en réduisant les délais d’attente et en rapprochant les services spécialisés des citoyens. À cet effet, il a été décidé de lancer des études en vue de la réalisation d’un hôpital spécialisé dans le traitement du cancer dans chaque wilaya, une mesure qui devrait contribuer à une meilleure équité territoriale en matière d’accès aux soins.
Par ailleurs, le président a annoncé la mise en place d’un dispositif centralisé chargé de superviser la disponibilité et la distribution des médicaments anticancéreux. Cette initiative vise à garantir une gestion plus efficace des ressources thérapeutiques, à éviter les ruptures de stock et à assurer une prise en charge continue des patients.
À travers ces orientations, les pouvoirs publics réaffirment leur engagement à faire de la lutte contre le cancer une priorité nationale. La stratégie à l’horizon 2035 ambitionne ainsi de renforcer la prévention, d’améliorer les indicateurs de santé publique et d’offrir aux patients une prise en charge moderne, accessible et de qualité.
Nora S.
