À Oran, les spécialistes tirent la sonnette d’alarme face à la progression notable des cas de cancer du côlon, désormais en tête des cancers diagnostiqués. C’est ce qu’indique la cheffe du service d’Hépato-Gastro-Entérologie au sein de l’établissement hospitalier universitaire du 1er Novembre 1954, mettant en lumière une tendance préoccupante observée ces dernières années.
Selon les données communiquées et rapportées par un media public régional, entre 10 et 15 interventions chirurgicales sont réalisées chaque semaine pour l’ablation de tumeurs liées à ce type de cancer. Ces opérations s’inscrivent dans une prise en charge globale qui mobilise des équipes spécialisées, dans un contexte où les nouveaux cas continuent d’affluer de différentes wilayas du pays.
Les professionnels de santé soulignent que cette hausse est en partie liée à des facteurs de risque bien identifiés, notamment les habitudes alimentaires déséquilibrées et le manque de dépistage précoce. Ils insistent ainsi sur l’importance d’un mode de vie sain, incluant une alimentation riche en fibres, ainsi que la pratique régulière d’une activité physique.
Parallèlement, l’établissement hospitalier renforce ses capacités de diagnostic et de suivi, avec un programme régulier de consultations spécialisées et d’examens médicaux destinés à améliorer la détection précoce des pathologies digestives. Environ 140 patients bénéficient chaque semaine d’un suivi médical dans ce cadre.
Les médecins rappellent enfin que le dépistage précoce demeure l’arme la plus efficace pour améliorer les chances de guérison et réduire les complications. Ils appellent la population, notamment les personnes âgées de plus de 45 ans, à effectuer des contrôles réguliers et à adopter des comportements préventifs afin de freiner la progression de cette maladie.
Nora S.
