Selon une étude menée par une équipe de chercheurs internationale (Chine, Australie, Belgique, USA), et publiée, hier, 4 septembre 2024, dans Nature, des dizaines de virus, dont certains sont nouveaux, ont été découverts dans des élevages d’animaux à fourrure.
Le séquençage de matériel génétique provenant de 461 animaux à fourrure, tels que des visons, des renards et des lapins, morts entre 2021 et 2024, a permis à l’équipe scientifique dirigée par les chercheurs chinois, la détection de 125 virus, dont 36 jamais identifiés auparavant.
Parmi ces virus, 39 présentent un « risque élevé » de transmission aux humains, incluant 13 nouveaux virus. L’étude a aussi identifié plusieurs types de grippe aviaire notamment chez des cochons d’Inde, des visons et des rats musqués et sept coronavirus, bien qu’aucun ne soit directement lié au SARS-CoV-2.
Edward Holmes, virologue, professeur à l’université de Sydney et coauteur de l’étude, souligne la découverte préoccupante d’un coronavirus de chauve-souris HKU5 chez deux visons. Ce virus, apparenté au MERS, pourrait représenter un danger potentiel pour l’homme. Selon Holmes « son passage des chauves-souris aux visons d’élevage doit servir de signal d’alarme ».
Holmes a mis en garde contre le risque de transmission de ces virus, des animaux aux humains, notamment à travers le commerce de la fourrure, et appelle à une « surveillance accrue » des animaux à fourrure dans les élevages.
Hassina Amrouni
