Nous célébrons en ce 16 mai, la Journée mondiale de la maladie cœliaque, une occasion pour sensibiliser sur cette maladie méconnue et sous-diagnostiquée.
Maladie chronique de l’intestin déclenchée par la consommation de gluten, la maladie cœliaque affecte environ 1 individu sur 100 voire 1 individu sur 300 dans le monde avec une prévalence, aujourd’hui, plus élevée qu’elle ne l’était il y a 20 ans.
Totalement inoffensives chez un individu sain, les protéines du gluten (gliadines du blé et de l’épeautre, sécalines du seigle et hordéines de l’orge) entraînent, en effet, une réaction inflammatoire chez les personnes intolérantes au gluten.
Aux premiers symptômes qui caractérisent cette maladie (diarrhée, douleurs, ballonnements) viennent s’ajouter d’autres manifestations comme la fatigue, la dépression, les douleurs articulaires… En l’absence de traitement et d’une diète sans gluten, des complications peuvent survenir comme une anémie, une malnutrition, une intolérance au lactose, une ostéoporose, des calculs rénaux, une arthrite et certains types de cancers (cancer de l’intestin, lymphome intestinal, …), …etc
C’est pourquoi, il est impératif d’exclure totalement le gluten de son alimentation en cas d’intolérance dûment établie par des examens et tests médicaux. Ce régime permettra la disparition des symptômes au bout d’une à deux semaines et le rétablissement de la surface de l’intestin grêle qui pourra au bout d’un certain temps retrouver un aspect et des fonctions normales.
A noter que les causes de la maladie cœliaque qui peut toucher aussi bien l’adulte que l’enfant demeurent toujours méconnues. Toutefois, les scientifiques pensent qu’elle serait due à une association de facteurs génétiques et environnementaux.
Hassina Amrouni
