Le dépistage précoce du cancer de la prostate écourte le chemin vers la prise en charge

 

Diagnostiquer une maladie de manière précoce, c’est éviter son évolution et aller vers une prise en charge en temps opportun. C’est ce qui est ressorti en substance de quelques interventions en marge du 17ème Congrès national d’urologie qui s’est déroulé pendant trois jours (8, 9 et 10 décembre) à l’hôtel Aurassi.

Les contributions ont porté sur le cancer du rein, le cancer de la vessie et le cancer de la prostate, ce dernier étant « le premier cancer de l’homme après 50 ans » comme l’a indiqué Dr Kamel Aït El Hadj, Président de l’Association Algérienne d’Urologie qui a parlé de « chiffres effrayants » avec 3.000 cas chaque année.

Il ne faut jamais banaliser des signes comme la présence du sang dans les urines (hématurie), tel est le conseil de Pr Kheireddine Chettibi, chef de service de chirurgie urologique- transplantation au CHU d’Annaba. « C’est un symptôme d’alarme pour le malade et pour le médecin » parce qu’il peut signifier qu’il y a « un cancer qui se manifeste ou qui a peut-être déjà bien évolué », a-t-il souligné.

« Si la présence du sang dans les urines est confirmée, le malade doit être orienté vers un spécialiste afin d’arriver rapidement à un diagnostic et une prise en charge  » a ajouté Pr Chettibi.

Pr Djalal Zerizer, urologue à l’hôpital Pasteur à Colmar (en France) a pour sa part évoqué la biopsie prostatique, « un élément très important du diagnostic du cancer de la prostate » a-t-il indiqué avant d’ajouter que si « on améliore notre détection, on améliore aussi la prise en charge et le traitement ».

L’intervenant a expliqué qu’à cet effet, il a été question, pendant le congrès, des recommandations des sociétés savantes et des réalisations dans ce sens en Europe et en France.

Rachida M.

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