Le pied diabétique est l’une des complications les plus redoutables du diabète. Il représente un véritable problème de santé publique du fait de l’augmentation croissante du nombre de diabétique et la difficulté de la prise en charge du pied qui nécessite des moyens importants. Il est un véritable carrefour des complications à la fois macro et micro-angiopathiques du diabète.
La physiopathologie des troubles trophiques chez le diabétique est complexe. Elle est faite dans des proportions variables d’une composante neurologique, une composante vasculaire et une composante mécanique. L’équilibre du diabète et l’infection sont des facteurs associés d’importance essentielle.
Il peut débuter par une ulcération ou une destruction du tissu du pied, infecté ou non, due à une perte de sensibilité des pieds causée par une neuropathie accompagné souvent d’un artériopathie, a fait savoir le Dr Salem Driad du service de médecine interne de l’hôpital de Birtraria.
Il faut savoir que le terme « pied diabétique » regroupe l’ensemble des affections atteignant le pied, directement liées aux conséquences du diabète.
La neuropathie et l’artériopathie participent à l’apparition des lésions podologiques, seules ou en combinaison. L’éventail des lésions va du mal perforant plantaire (neuropathie pure) à l’ischémie aiguë d’orteil ou de membre (artériopathie pure). L’infection peut survenir sur l’un ou l’autre de ces processus, et constitue un facteur aggravant. Cette situation engendre un retard dans la guérison des plaies.
Le pied diabétique, mal traité ou négligé, mène souvent à la gangrène et peut nécessiter une amputation. L’amputation représente souvent l’échec de la prise en charge en amont du pied diabétique, en raison d’une prévention insuffisante et d’une prise en charge tardive » a conclu le Dr Salem Driad.
T B
