Le ministre de la Santé, le professeur Abderrahmane Benbouzid, a supervisé ce mardi 21 juin 2022, à l’Ecole Supérieure d’Hôtellerie et de Restauration (ESHRA) Ain Benian, à l’ouest d’Alger, l’ouverture des travaux du colloque international sur les maladies infectieuses “Dz’Infection” .
À l’occasion, le ministre a prononcé une allocution où il a considéré cette rencontre, qui se tient dans le contexte particulier de la pandémie de Covid-19, comme une « plateforme de rencontre et d’échange entre différents professionnels dans le domaine de la santé publique, en évoquant des sujets d’actualité ». il a, dans le même sillage, noté que les différentes épidémies vécues lors des dernières décennies ont prouvé le degré de faiblesse du monde, confronté à des maladies infectieuses émergentes qui peuvent provoquer des crises sanitaires.
Le ministre a ajouté que malgré la transformation épidémiologique, les maladies infectieuses demeurent un problème majeur de santé publique, d’autant qu’elles sont à elles seules responsables de 43% du fardeau des maladies, selon la dernière étude menée par l’Organisation mondiale de la santé . Par conséquent, l’éradication des maladies infectieuses aurait d’importants avantages sanitaires et économiques, ainsi que le bien-être de la population.
Dans le même contexte, le professeur Benbouzid a expliqué que « les maladies infectieuses ont pris une importance croissante au cours des dernières décennies, notamment à la lumière des conditions environnementales dans lesquelles nous vivons, qui facilitent l’émergence de maladies infectieuses, sans parler des graves changements environnementaux causés par l’utilisation inappropriée et mauvaise de la thérapie antibactérienne, des antibiotiques, des antiparasitaires ou encore des antiviraux qui sont désormais très présents en médecine humaine et vétérinaire. »
Le ministre a souligné que cette situation nécessite une recherche continue pour développer de nouvelles méthodes de détection et de traitement pour lutter contre ces maladies en choisissant l’approche de traitement la plus appropriée pour le cas de chaque patient et l’utilisation optimale des ressources disponibles, avec une attention particulière à la réduction de la pression environnementale des anti-infectieux afin d’assurer leur efficacité à l’avenir.
Dans le cadre de son allocution, le ministre a indiqué que « la résistance aux antimicrobiens demeure un problème majeur de santé publique, et elle nécessite un ensemble d’interventions et d’équipes pluridisciplinaires. Ce problème induit un recours à des médicaments plus coûteux, l’allongement de la durée de la maladie, le temps de traitement et d’hospitalisation, ainsi que l’augmentation des coûts de la santé, sans parler du fardeau financier que doivent supporter les familles et la société.
Dans le cadre de la lutte contre ce grave problème de santé publique, le ministre a affirmé que l’Algérie a élaboré son plan stratégique en cohérence avec le plan mondial de lutte contre l’antibiorésistance, notant les progrès significatifs qu’elle a réalisés dans le domaine de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses. Et il cite à titre indicatif le Certificat d’éradication du virus de la poliomyélite par virus sauvage en 2016, l’Élimination du tétanos chez les mères et les nouveau-nés en 2018, le Certificat d’éradication du paludisme en 2019, la poursuite du processus d’élimination de la rougeole et de la rubéole et l’Élimination du trachome d’ici fin 2022.
Synthèse Ali Djaber
