Une étude publiée dans la revue Nature Medicine relance, avec prudence, la question d’un vieillissement biologique modulable. En s’appuyant sur les données de l’essai clinique COSMOS, les chercheurs montrent qu’une supplémentation quotidienne en multivitamines est associée à un léger ralentissement de l’âge biologique, mesuré à partir d’horloges épigénétiques.
L’effet observé reste limité — quelques mois « gagnés » sur deux ans — mais il apparaît plus marqué chez les individus dont l’organisme vieillit plus rapidement que la moyenne. À l’inverse, l’extrait de cacao testé dans la même étude ne montre aucun impact sur ces marqueurs.
Sans surprise, les auteurs appellent à la prudence : rien ne permet, à ce stade, de traduire ce ralentissement biologique en bénéfices cliniques concrets, comme une réduction des maladies liées à l’âge.
En creux, l’étude confirme surtout une évolution majeure : le vieillissement devient un objet mesurable, et peut-être, à terme, partiellement influençable. Mais la « pilule anti-âge » reste, pour l’instant, une promesse scientifique plus qu’une réalité médicale.
Nouhad Ourebzani
