Pharmalliance organise la journée « Cardio connect »: L’hypertension au cœur d’une prise en charge multidisciplinaire

La journée scientifique « Cardio Connect », organisée par Pharmalliance, a réuni plusieurs spécialistes autour d’une problématique commune : améliorer la prévention, le diagnostic et la prise en charge de l’hypertension artérielle et de ses complications.
Cardiologie, néphrologie, neurologie, hépato-gastroentérologie et intelligence artificielle ont notamment été au cœur des échanges, avec l’ambition d’avoir une approche globale du patient.
Pour Mehdi Boudissa, responsable de Business Unit Cardioloy chez Pharmalliance, cette rencontre visait à « rassembler les acteurs scientifiques au niveau national autour d’une seule idée : avoir un regard à 360° autour du patient hypertendu ». Au micro d’Esseha, l’intervenant a souligné l’intérêt de croiser les expertises pour avoir « une vision globale » de la prise en charge. Pharmalliance entend ainsi accompagner les professionnels de santé, tout en contribuant au développement de la production pharmaceutique locale : « Nous oeuvrons pour une souveraineté nationale de la production et appelons les professionnels de la santé à pouvoir booster l’industrie pharmaceutique ».
Le Pr. Mohamed Chettibi, chef du service cardiologie au CHU Béni Messous, s’est intéressé à l’apport de l’intelligence artificielle dans le diagnostic et le pronostic cardiovasculaires. Pour lui, « cette thématique ne fait pas partie du futur comme beaucoup le pensent mais c’est le présent ». L’IA intervient déjà à différents niveaux, de la consultation aux examens spécialisés. « Nous avons des outils qui peuvent détecter des pathologies notamment cardiaques, juste au son de sa voix ou à son faciès », a-t-il expliqué, évoquant également l’électrocardiogramme, l’échocardiographie, le scanner et l’IRM cardiaque. Mais il a insisté cependant sur la place du médecin : « L’IA va nous permettre d’améliorer notre travail, accélérer les processus et surtout de gagner du temps, qui sera consacré à être plus empathique avec le patient ».
De son côté, le Pr. Farid Haddoum, ex-chef du service néphrologie au CHU Mustapha, a insisté sur le caractère silencieux des maladies rénales. « On peut détruire 80 % des deux reins sans qu’il y ait aucune douleur, aucun symptôme », at-il rappelé, d’où l’importance du dépistage, notamment chez les hypertendus, les diabétiques et les patients cardiovasculaires. « Plus vous dépistez tôt la maladie rénale, dans les premières années, plus vous avez toutes les chances de sauver ces malades », a-t-il affirmé, appelant à s’appuyer sur les examens sanguins et urinaires.
La Dre Amina Maamri, cardiologue à l’Hôpital Jacques -Puel de Rodez en France a, pour sa part, rappelé que « le facteur le plus favorisant des AVC est l’hypertension artérielle ». Elle recommande donc, à partir de 40 ans, de faire régulièrement contrôler sa tension. « Lorsque l’HTA est là, il faut bien la traiter », a souligné la spécialiste, ajoutant qu’ : « aujourd’hui, nous avons un grand arsenal thérapeutique pour cela ».
Enfin, le Pr Naïma Adjeroud a insisté sur la nécessité d’une approche multidisciplinaire. « Cardio Connect », c’est une connexion avec les autres spécialités », a-t-elle expliqué, soulignant lerôle des neurologues, néphrologues et hépatologues dans la prise en charge des atteintes liées aux facteurs de risque cardiovasculaire. L’objectif commun reste ainsi de détecter plus tôt les complications et d’assurer au patient une prise en charge pus complète.
Hassina Amrouni

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