Rentrée scolaire: Remettre les enfants dans le rythme sans les brusquer

Après plusieurs mois de vacances, les enfants ont pris un rythme bien différent de celui du reste de l’année : réveils tardifs, couchers décalés, journées sans horaires fixes…
A quelques semaines de la rentrée scolaire, prévue pour le 21 septembre prochain, inutile pourtant de vouloir tout remettre au carré en quelques jours. Le plus efficace est de réintroduire progressivement les repères qui vont structurer les journées.
D’abord le sommeil. Les enfants de 6 à 12 ans ont généralement besoin d’une dizaine d’heures de sommeil par nuit, un peu moins pour les adolescents. Mieux vaut donc avancer progressivement l’heure du coucher et surtout celle du réveil, plutôt que d’imposer brutalement le rythme scolaire quelques jours avant la rentrée. Chez les adolescents la transition est plus délicate, la puberté entraînant naturellement un décalage de l’horloge biologique.
Pas besoin non plus de ressortir les cahiers pour « remettre le cerveau au travail ». Quelques activités courtes et régulières peuvent suffire : lire, écrire, faire un jeu de logique ou reprendre une activité créative. L’objectif est surtout de réintroduire progressivement l’attention et quelques contraintes, sans transformer les dernières semaines de vacances en période de révisions.
Les parents ont eux aussi intérêt à préparer leur propre rentrée. Plutôt que de vouloir tout organiser simultanément, mieux vaut anticiper ce qui génère habituellement le plus de stress : horaires, trajets, repas, fournitures scolaires, vêtements, tabliers, cartable ou activités extra-scolaires. Une partie peut être préparée à l’avance afin d’éviter que chaque matin ne devienne une succession de décisions.
Sur le plan émotionnel, inutile également de faire de la rentrée un grand événement à anticiper pendant des semaines. Quelques repères suffisent : évoquer les horaires, préparer les affaires ensemble, reparler de l’école et de qui l’attend. Cette familiarisation progressive permet à l’enfant de se projeter sans transformer la reprise en source de stress. L’objectif n’est pas de supprimer toute appréhension, mais de rende le changement prévisible et donc plus facile à apprivoiser.
Hassina Amrouni

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