Le ministre de la Santé, le professeur Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a reçu ce mardi 31 mars 2026 au siège du ministère le président du conseil d’administration de la société Estithmar Holding du Qatar, Mohamed Moataz Al-Khayyat, accompagné d’une importante délégation, en présence de l’ambassadeur du Qatar en Algérie, Abdelaziz Ali Al-Naama, ainsi que de cadres de l’administration centrale.
Dès l’entame de la rencontre, les deux parties ont salué la solidité des relations algéro-qataries, fondées sur des liens fraternels et une volonté commune de les renforcer à travers des projets d’investissement stratégiques, notamment dans le secteur de la santé.
Le ministre a présenté, à cette occasion, les grandes orientations du système de santé algérien, en mettant l’accent sur la santé de proximité comme levier essentiel pour garantir l’équité dans l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire, avec une attention particulière accordée aux régions du Sud. Il a également souligné la stratégie visant à développer des pôles sanitaires spécialisés capables de répondre aux besoins en soins sans recours aux évacuations à l’étranger.
De son côté, le responsable qatari a exposé l’expérience de son pays dans le domaine de la santé, mettant en avant le rôle de son groupe comme acteur majeur de l’investissement dans le monde arabe. Il a également salué les efforts déployés par l’Algérie pour renforcer ses infrastructures sanitaires au cours des dernières années.
Les discussions ont notamment porté sur l’état d’avancement du projet de l’hôpital algéro-qatari-allemand en cours de réalisation à Sidi Abdellah, dont les travaux ont atteint un stade avancé. Cet établissement de pointe devrait être doté d’équipements médicaux de dernière génération et proposer des spécialités de haute technicité, telles que la chirurgie des déformations de la colonne vertébrale et certains traitements oncologiques jusque-là réalisés à l’étranger. Le recours à l’intelligence artificielle pour le diagnostic et la gestion des données de santé figure également parmi les innovations prévues.
Par ailleurs, les deux parties ont évoqué le projet de création d’une école supérieure paramédicale destinée à renforcer la formation des professionnels de santé, notamment dans les domaines des soins infirmiers et de la rééducation.
Dans le cadre de la modernisation du secteur, le ministre a rappelé les efforts engagés pour généraliser la numérisation des établissements de santé, avec le raccordement prévu de plus de 2 700 structures au réseau de fibre optique, ainsi que l’intégration des technologies de communication les plus récentes.
Au terme de la rencontre, les deux parties ont exprimé leur volonté de consolider leur coopération à travers l’étude d’une future convention-cadre définissant de nouveaux axes de partenariat et d’investissement, au service de l’amélioration de la qualité des soins dans les deux pays.
Nouhad Ourebzani
