L’entreprise algérienne spécialisée dans la production de lait et ses dérivés, la SARL Achir Lait, a signé un accord ce lundi à l’hôtel El Aurassi avec la société belge Ninolac International S.A. Cet accord vise à établir en Algérie le premier site de production de lait pour nourrissons et de farine infantile. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence d’Ali Aoun, ministre de l’Industrie et de la Production Pharmaceutique.
Actuellement, l’importation de lait pour nourrissons représente une charge financière importante pour le Trésor public national, avec des dépenses annuelles d’environ 130 millions de dollars. La collaboration entre la SARL Achir Lait et Ninolac International S.A. vise à remédier à cette situation en établissant une série d’investissements dans la production de lait pour nourrissons et de préparations infantiles.
« En vue d’atténuer cette problématique, la Sarl Achir Lait s’est fixé des objectifs à travers lesquels elle vise la diversification de sa chaine de production par la réalisation d’une série d’investissements ambitieux et évolutifs dans la fabrication de lait infantile et préparations pour nourrissons, selon plusieurs phases et échéances (court, moyen et long termes) », souligne le gérant de la Sarl Achir Lait dans une lettre rendue publique à l’occasion de l’annonce de la signature de cet accord de coopération avec la société belge Ninolac International SA.
Dans un premier temps, il est prévu d’importer 40 millions de pots de lait pour nourrissons thérapeutiques de haute qualité, répondant aux normes européennes, afin de combler le déficit actuel dans ce secteur vital. À moyen et long termes, une unité de conditionnement équipée de machines performantes sera installée dans la wilaya de Médéa, en partenariat avec des entreprises européennes, italiennes ou françaises. Ce projet permettra une intégration significative du produit et un transfert technologique progressif, garantissant ainsi un contrôle total de l’ensemble du processus de production du lait et de ses dérivés pour nourrissons, qui sont très demandés en Algérie.
En fin de compte, ce projet renforcera la coopération bilatérale entre l’Algérie et la Belgique dans le domaine de l’industrie laitière. En combinant l’expertise et le savoir-faire des deux entreprises, l’usine offrira de nouvelles opportunités de développement économique et de création d’emplois en Algérie.
Nora S.
