Formation en nutrition: Recommandations d’experts

En marge de la Journée de formation continue dédiée aux médecins endocrinologues sur les fondements scientifiques de la nutrition, Esseha est allée à la rencontre de quelques participants et a recueilli les impressions.
Parmi les intervenants, le Pr Antoine Avignon, spécialiste en nutrition à la Faculté de médecine de Montpellier et responsable du service nutrition-diabète au CHU de Montpellier, a insisté sur le rôle central de l’alimentation dans la santé : « la nutrition est un pilier fondamental de notre santé. Nos corps ne sont composés que d’aliments que nous avons consommés. Une fois qu’on a intégré cette idée, on comprend toute l’importance de ce que l’on met dans notre assiette ». Le Pr Avignon a également exposé sa vision de la santé, qu’il articule autour de quatre piliers essentiels : « le premier pilier, c’est la gestion du stress et des émotions. Le deuxième, c’est le sommeil qui influence à la fois notre métabolisme et nos choix alimentaires. Un mauvais sommeil augmente le besoin en énergie, souvent comblé par de aliments sucrés. C’est le même mécanisme en cas de stress ». Le troisième pilier, selon lui, est l’activité physique : « bouger au quotidien est fondamental. Il ne s’agit pas nécessairement de faire du sport, mais d’intégrer le mouvement dans la vie de tous les jours : marcher au lieu de prendre la voiture, monter les escaliers plutôt que prendre l’ascenseur ». Ce n’est qu’une fois ces éléments équilibrés qu’on peut pleinement se concentrer sur l’alimentation : « les aliments végétaux, l’huile d’olive, les fruits à coque les légumineuses…ce sont les bases d’une bonne santé. A l’inverse, les sodas, les produits sucrés et ultra-transformés perturbent le microbiote et nuisent à notre équilibre », a-t-il fait savoir.
A l’approche de l’Aïd, période souvent marquée par une consommation en abondance certains aliments, notamment en viande de mouton et en sucreries, le Pr Avignon a rappelé l’importance de la modération : « il faut préserver la tradition, le plaisir et le partage. Mais cela ne veut pas dire consommer de la viande et des sucreries à chaque repas. Une fois par jour suffit. Même chose pour le sucre : gardez-le pour les moments festifs en famille, pas du matin au soir ».
Le Dr Hafid Bettache, endocrinologue et diabétologue libéral a, de son côté, tenu à saluer la qualité de la formation : « nous avons eu droit à une session très enrichissante animée par un expert. Le Pr Avignon a comblé un vide dans notre formation initiale. Pourtant, elle est au cœur de notre pratique, que ce soit en prévention ou en prise en charge de maladies chroniques comme l’obésité, le diabète ou l’hypertension ». Il en a profité pour remercier les organisateurs, en l’occurrence les Laboratoires Biocare pour « leur engagement en faveur de la formation médicale continue, en particulier dans le domaine de la diabétologie ».
Enfin, le Dr Fatiha Hamoutène, endocrinologue diabétologue, a souligné le caractère très actuel et utile de cette formation : « elle arrive à point nommé avec l’Aïd. Le Pr Avignon a partagé avec nous les dernières recherches et les meilleures pratiques alimentaires ». Elle a aussi mis en lumière un point crucial abordé lors de la formation : « il nous a parlé de la vitamine D dont les effets protecteurs contre certains cancers et maladies sont désormais prouvés. Et il a rappelé qu’une fois malade, même un bon traitement arrive parfois trop tard. C’est pourquoi une alimentation saine et équilibrée reste notre meilleure arme de prévention », a-t-elle conclu.
Hassina Amrouni

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