Une avancée scientifique ouvre la voie à de nouveaux traitements plus efficaces contre l’un des cancers les plus dangereux chez la femme.
Des chercheurs américains de l’Université de Chicago viennent de faire une découverte qui pourrait changer la manière dont on traite le cancer de l’ovaire. Ils ont identifié un type de cellule qui aide activement la tumeur à grandir et à se propager dans le corps. En s’attaquant à ces cellules, on pourrait mieux freiner la maladie, voire l’empêcher de progresser.
Le cancer de l’ovaire est souvent détecté tardivement, et les traitements actuels – chirurgie et chimiothérapie – ne suffisent pas toujours à stopper la maladie. L’équipe du Dr Ernst Lengyel, spécialiste du sujet, s’est penchée sur le rôle de l’environnement qui entoure la tumeur. Elle a découvert que certaines cellules appelées « cellules mésothéliales », normalement présentes dans l’abdomen, se transforment et aident la tumeur à s’installer, à s’étendre, et à résister aux traitements.
Autrement dit, ces cellules ne sont pas cancéreuses elles-mêmes, mais elles créent des conditions idéales pour que le cancer se développe. En bloquant ces cellules ou leurs signaux, les chercheurs pensent qu’il serait possible d’affaiblir considérablement la tumeur.
Cette approche représente un espoir réel pour les femmes atteintes de cette maladie. Elle pourrait permettre à l’avenir de mettre au point des traitements plus ciblés, qui n’attaquent pas seulement la tumeur, mais aussi les « complices » qui l’aident à survivre.
L’étude est encore en phase de recherche, mais elle est saluée comme une avancée majeure dans la compréhension du cancer de l’ovaire. Et surtout, elle redonne de l’espoir à des milliers de patientes à travers le monde.
Amina Azoune
