Une dynamique inédite est en marche dans le secteur de la santé dans la wilaya de Médéa. Tandis que les chantiers emblématiques tels que l’hôpital mère-enfant et le centre de lutte contre le cancer battent leur plein, une autre initiative plus discrète mais non moins stratégique est en cours : la reconversion de locaux professionnels inutilisés en établissements de santé publique.
À la manœuvre, le wali de Médéa, M. Djilali Doumi, suit de près le déroulement de ce projet structurant. Des crédits publics ont été mobilisés pour permettre la transformation effective de ces locaux abandonnés, souvent issus de programmes anciens de promotion de l’emploi ou d’activités artisanales, en cliniques de proximité ou en structures sanitaires de première ligne.
La démarche s’inscrit dans une vision plus large d’optimisation du parc immobilier public existant, avec pour objectif l’amélioration tangible des services de santé, en particulier dans les zones à faible couverture médicale. À ce jour, douze communes ont bénéficié de ces reconversions, parmi lesquelles Deux Bassins ( El Hodhane), Sidi Ziane, Beni Slimane, Zoubiria, Mihoub, Sedraia et Boghar.
Ce mouvement de fond n’est pas isolé. Il témoigne de la volonté des autorités locales d’adopter une approche pragmatique et inclusive dans la réponse aux besoins sanitaires. L’initiative, saluée localement, pourrait inspirer d’autres wilayas confrontées au double défi du sous-équipement médical et de la sous-utilisation de leur patrimoine immobilier.
Des exemples récents à Mihoub ou à Tlatet Eddouar illustrent la continuité de cette politique. La reconversion des locaux vides en équipements publics, en particulier sanitaires, s’impose désormais comme un levier d’action efficace, conciliant rationalité économique et justice sociale.
Nora S.
