Le ministère de la Santé engage une réforme structurante de son système de gouvernance. Ce dimanche 19 avril 2026, le ministre Mohamed Seddik Aït Messaoudène a procédé à l’installation officielle de la Commission nationale d’évaluation, une instance appelée à encadrer la standardisation et l’accréditation des établissements de santé à l’échelle nationale.
Organisée au siège du ministère en présence de cadres de l’administration centrale, d’enseignants et d’experts, la cérémonie s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi relative à la santé et dans une dynamique plus large de modernisation du secteur. Pour le ministre, cette initiative constitue une étape décisive vers la construction d’un référentiel national unifié, capable d’harmoniser les pratiques et d’élever le niveau de qualité des prestations de soins.
Face aux disparités observées entre structures sanitaires, la nouvelle commission devra définir des standards clairs et communs, permettant d’évaluer objectivement les performances des établissements. L’objectif affiché est double : garantir une prise en charge plus sûre et plus efficace des patients, tout en alignant le système de santé sur les exigences internationales en matière de qualité et de sécurité.
Au-delà de la normalisation, les autorités entendent instaurer une véritable culture de l’évaluation. Le ministre a insisté sur la nécessité de passer d’une logique administrative à une logique fondée sur la performance et les résultats. La commission sera ainsi chargée d’analyser les indicateurs nationaux, d’élaborer des rapports d’évaluation précis et de contribuer à l’orientation des politiques publiques de santé.
Elle jouera également un rôle central dans la structuration du dispositif d’accréditation, notamment à travers l’encadrement de la formation et de la certification des évaluateurs, ainsi que la diffusion des bonnes pratiques au sein des établissements. Cette approche vise à inscrire durablement le principe d’amélioration continue dans le fonctionnement du secteur.
La composition de la commission, réunissant des profils issus de l’administration, des établissements de santé et du monde académique, a été pensée pour garantir une approche globale et opérationnelle. Elle devra permettre de concilier expertise technique et connaissance des réalités du terrain.
En toile de fond, c’est la question de la confiance qui est posée. En structurant un système d’évaluation transparent et cohérent, le ministère ambitionne de renforcer la crédibilité des institutions sanitaires et de faire du droit à la santé une réalité concrète pour les citoyens.
Reste à mesurer, dans les mois à venir, la capacité de cette nouvelle instance à produire des effets tangibles. Car au-delà de l’annonce, c’est bien sur le terrain que se jouera la réussite de cette réforme, dans un contexte où les défis organisationnels et structurels demeurent importants.
Tinhinane B
