L’Institut National de Santé Publique a donné, ce lundi 5 janvier 2026, le coup d’envoi des Journées de formation-atelier consacrées à l’hypertension artérielle.Le lancement de cette rencontre scientifique s’est déroulé sous la coordination du Directeur Général de l’INSP, le Professeur Bouamra Abderrezak, en présence de médecins spécialistes et de praticiens issus de différentes structures de santé.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan opérationnel de l’INSP dédié à la prévention et à la lutte contre les maladies chroniques, en particulier l’hypertension artérielle, le diabète et l’insuffisance rénale. À travers ces journées, l’objectif est de renforcer les compétences des médecins généralistes exerçant au niveau des EPSP, EPH et CHU, considérés comme des acteurs clés dans le dépistage précoce, le diagnostic et le suivi des patients hypertendus.
Le programme scientifique, réparti sur deux journées, est conçu pour offrir une vision globale et actualisée de la prise en charge de l’hypertension artérielle. La première journée est consacrée aux fondements théoriques et cliniques de la maladie, avec des communications portant sur la stratégie de lutte contre l’hypertension, la régulation de la pression artérielle, la physiopathologie de l’HTA et les méthodes de diagnostic, incluant la mesure clinique, l’automesure et la mesure ambulatoire de la pression artérielle.
Les échanges portent également sur l’évaluation du risque cardiovasculaire, les différentes étiologies de l’hypertension, ainsi que la prise en charge des poussées et des urgences hyhypertensives. Dans l’après-midi sont prévues des discussions autour des complications de l’HTA, en dehors des situations d’urgence, et de l’hypertension associée à l’insuffisance rénale, avant de laisser place à des ateliers pratiques centrés sur l’interprétation des mesures tensionnelles, l’éducation du patient et la stratification du risque cardiovasculaire.
La deuxième journée mettra l’accent sur les aspects thérapeutiques et les situations particulières. Les participants suivront des communications sur le traitement non médicamenteux et médicamenteux de l’hypertension artérielle, l’hypertension résistante, l’HTA chez le patient diabétique et celle associée à l’insuffisance cardiaque. Des ateliers cliniques permettront d’aborder des cas concrets, notamment l’hypertension du patient diabétique avec atteinte rénale, ainsi qu’un atelier de communication consacré à la problématique de l’observance thérapeutique.
Ces Journées de formation-atelier se poursuivront par une évaluation finale sous forme de QCM, la discussion d’un cas clinique de synthèse et un débat de clôture. À travers cette rencontre, l’Institut National de Santé Publique réaffirme son engagement à accompagner les professionnels de santé dans l’amélioration continue des pratiques médicales et à renforcer la lutte contre les maladies chroniques, dont l’hypertension artérielle demeure l’un des principaux enjeux de santé publique en Algérie.
Notons qu’en marge de la cérémonie d’ouverture de cette formation, une convention de partenariat est signée entre l’Institut National de Santé Publique et la Société Algérienne des Maladies Rares et Auto-immunes. Cet accord vise à consolider la coopération entre les deux institutions, notamment dans les domaines de la formation continue, de l’amélioration de la qualité des soins et de la promotion d’une approche intégrée en santé publique.
Nora S.
