Le professeur Djamil Azzouz, médecin légiste au CHU Mustapha Pacha, a été nommé membre du Conseil national des droits de l’homme par le président de la République. Cette nomination marque l’entrée d’une figure reconnue de la médecine légale algérienne au sein d’une institution chargée de promouvoir et de protéger les droits fondamentaux.
Le professeur Azzouz a officiellement rejoint l’institution jeudi 12 mars 2026, à l’occasion de l’installation du bureau national du Conseil, organisée à l’issue de la cérémonie d’élection de la nouvelle présidente de l’organe consultatif, Maya Fadhel Sahli. La cérémonie s’est tenue au siège de la Cour suprême, en présence du ministre de la Justice ainsi que de la présidente de la Cour constitutionnelle.
Cet événement marque une étape importante dans la mise en place de la nouvelle équipe dirigeante du Conseil national des droits de l’homme, dont la mission consiste notamment à veiller au respect des libertés publiques, à formuler des avis et recommandations aux pouvoirs publics et à contribuer à la promotion de la culture des droits humains en Algérie.
La nomination du professeur Azzouz a suscité des réactions positives dans les milieux scientifiques et médicaux. L’Académie de développement des sciences médico‑légales a ainsi salué, dans une publication sur les réseaux sociaux, l’arrivée du spécialiste au sein de l’institution. L’organisation a qualifié cette nomination de « fierté pour la médecine légale algérienne ».
Figure reconnue dans le domaine de la médecine légale, le professeur Djamil Azzouz s’est distingué au fil des années par son implication dans l’enseignement universitaire, la formation des jeunes médecins et la promotion des sciences médico-légales. Son entrée au Conseil national des droits de l’homme ne peut être perçue que comme un apport important, notamment sur les questions liées à l’expertise médico-légale dans le traitement des dossiers touchant aux droits humains.
Cette nomination illustre également l’ouverture de l’institution à des profils issus de différents domaines d’expertise, dans le but de renforcer ses capacités d’analyse et de contribution aux politiques publiques relatives à la protection des droits fondamentaux. La présence du professeur Azzouz au sein du Conseil ne pourra que contribuer à enrichir les travaux de l’instance, notamment dans les domaines liés à l’investigation scientifique, à la documentation des atteintes aux droits et à l’appui technique dans certaines situations sensibles.
Nouhad Ourebzani
