Dans le cadre de la consolidation du dialogue institutionnel et de la poursuite des réformes du secteur, le ministre de la Santé, le professeur Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a tenu, mardi 7 avril 2026, deux rencontres successives au siège du ministère avec des partenaires clés du système de santé.
La première réunion a rassemblé les membres de l’Association algérienne de management et d’administration de la santé, conduits par leur président Redouane Kihoul, en présence de la commission centrale chargée du dialogue avec les partenaires sociaux. Cette rencontre a été consacrée à l’examen des préoccupations professionnelles liées au corps des administrateurs des services de santé.
Les représentants de l’association ont présenté un exposé détaillé mettant en avant plusieurs revendications visant à renforcer la place de ce corps stratégique dans le fonctionnement des établissements hospitaliers. Ils ont notamment insisté sur la nécessité de réviser les statuts particuliers, de faciliter l’accès aux postes de responsabilité, de régulariser certaines situations administratives et de créer de nouveaux grades supérieurs. La mise en place d’un système de motivation a également été évoquée comme levier pour améliorer la performance et la qualité de la gestion hospitalière.
Le ministre a salué le rôle central des administrateurs dans la gouvernance des structures de santé, soulignant que la modernisation du système ne peut se limiter à l’aspect médical, mais doit également intégrer une réforme en profondeur des méthodes de gestion. Il a mis en avant l’importance de la numérisation, considérée comme un outil essentiel pour améliorer l’efficacité administrative et la qualité des services.
Dans la continuité de cette dynamique de concertation, le ministre a ensuite reçu une délégation de l’Union nationale des établissements de transport sanitaire, affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens, dirigée par Hamoud Abdel Fattah.
Cette rencontre a permis d’aborder plusieurs enjeux liés à l’organisation et au développement du transport sanitaire, considéré comme un maillon essentiel du système de santé. Les représentants de l’union ont présenté des propositions visant à améliorer leur activité, notamment à travers la révision du cahier des charges afin de garantir un meilleur encadrement et une qualité accrue des prestations.
Les échanges ont également porté sur le développement des soins de santé à domicile, perçus comme une orientation stratégique permettant de rapprocher les services du citoyen et de réduire la pression sur les établissements hospitaliers. Dans ce contexte, le ministre a insisté sur la nécessité de valoriser les compétences nationales, notamment les diplômés des écoles paramédicales privées, en les intégrant progressivement dans les dispositifs de prise en charge, en particulier dans le domaine des soins à domicile.
La question de la formation continue et de la participation aux rencontres scientifiques a également été mise en avant comme un élément clé pour renforcer les compétences des professionnels et accompagner les évolutions du secteur.
Le ministre a par ailleurs salué le rôle du transport sanitaire dans la continuité des soins, soulignant l’importance de développer ce service dans des conditions optimales afin de répondre efficacement aux besoins des patients.
Au terme de ces deux rencontres, marquées par un climat d’écoute et de responsabilité, les différentes parties ont convenu de poursuivre le dialogue de manière régulière. Cette approche participative vise à approfondir l’étude des propositions formulées et à mettre en œuvre des solutions concrètes pour moderniser le système de santé et améliorer la qualité des services offerts aux citoyens.
Nora S.
