Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP) a réagi aux travaux en cours portant sur l’élaboration d’un arrêté ministériel définissant les modalités et conditions de dépistage des drogues et substances stupéfiantes au sein des laboratoires d’analyses médicales.
Dans un communiqué publié ce 17 juin 2026, le CNOP indique avoir pris connaissance de cette initiative qui s’inscrit dans le cadre de l’application du décret exécutif n°26-76 du 14 janvier 2026 relatif à la prévention de l’usage des stupéfiants et des substances psychotropes lors des recrutements dans les secteurs public et privé.
Selon ce texte réglementaire, les tests de dépistage négatifs deviennent obligatoires dans les dossiers de recrutement ainsi que pour l’accès à certains examens et tests professionnels. L’objectif affiché est de renforcer les mécanismes de prévention contre la consommation de substances illicites dans les milieux professionnels.
Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens rappelle que les analyses concernées devront être réalisées exclusivement dans des laboratoires autorisés par le ministère de la Santé. Ces examens devront répondre à des normes strictes garantissant l’exactitude et la fiabilité des résultats.
Le communiqué précise également que le dispositif prévoit l’utilisation de différents types d’échantillons biologiques, notamment le sang, la salive ou d’autres prélèvements adaptés. Il introduit par ailleurs des mécanismes de traçabilité reposant notamment sur la technologie du QR code, permettant de vérifier l’identité du candidat, celle du laboratoire ayant effectué l’analyse ainsi que l’authenticité des résultats délivrés.
Le CNOP souligne que les conditions pratiques d’application de ces mesures ainsi que la liste des laboratoires habilités à réaliser ces analyses seront fixées par arrêté ministériel.
Face aux enjeux scientifiques, réglementaires, déontologiques et éthiques liés à ce futur dispositif, l’Ordre national des pharmaciens insiste sur la nécessité d’une concertation inclusive associant l’ensemble des parties concernées. L’organisation réaffirme sa disponibilité à contribuer de manière constructive à l’élaboration de ce texte réglementaire et à mettre son expertise au service des pouvoirs publics.
À travers cette prise de position, le CNOP réitère également son attachement à son rôle d’interlocuteur des autorités publiques dans tout ce qui concerne l’encadrement de la profession pharmaceutique, tout en veillant au respect des principes déontologiques et des exigences de qualité dans le domaine des analyses médicales.
Nouhad Ourebzani
