En inaugurant ce jeudi à Constantine un nouveau complexe pharmaceutique de haute technologie, le président Abdelmadjid Tebboune a voulu marquer une rupture : l’Algérie ne veut plus être un marché captif des importations de médicaments, mais un pays producteur, capable d’assurer lui-même l’essentiel de ses besoins.
Dans un contexte où la moindre tension internationale peut bloquer des traitements vitaux, ce complexe — l’un des plus importants inaugurés ces dernières années — donne une dimension stratégique nouvelle à la politique de souveraineté sanitaire.
Installé sur une superficie de 27 000 m², le site se distingue par la diversité de ses lignes et par leur niveau technologique : production de sprays pour maladies respiratoires, médicaments ORL, fabrication complète de gélules molles, et surtout une unité dédiée aux anticancéreux, domaine où la dépendance extérieure reste forte et coûteuse pour l’État comme pour les patients.
En parcourant les différentes unités de production, le président Tebboune a insisté sur le rôle central de cette usine dans la réduction de la facture d’importation, mais aussi dans la création d’emplois qualifiés. Plus de 500 postes directs y sont déjà assurés, un chiffre qui place le complexe parmi les plus grands employeurs industriels de la région.
Cette inauguration s’intègre dans une série de projets de développement que le chef de l’État devait superviser dans la wilaya. Mais c’est bien ce complexe qui aura donné le ton : une Algérie qui mise sur la capacité productive, l’innovation pharmaceutique et la maîtrise locale des traitements essentiels.
Un signe que le pays entend désormais transformer une ambition souvent proclamée — la souveraineté sanitaire — en réalisations concrètes, visibles et immédiatement impactantes pour le système de santé national.
Tinhinane B
