Grâce à la clinique Athena : Le Gamma Knife révolutionne la prise en charge des pathologies cérébrales en Algérie

 

La Clinique Athena a organisé, les 17 et 18 avril 2026 à Constantine, la conférence scientifique « Athena Gamma Knife et Radiochirurgie – AGRC 2026 », un rendez-vous médical d’envergure consacré aux avancées de la radiochirurgie cérébrale. L’événement a réuni des spécialistes nationaux et internationaux autour d’un objectif commun : partager les dernières innovations et consolider l’utilisation du Gamma Knife en Algérie.

Dès la première journée, les participants ont assisté à une session introductive animée par le Dr Roberto Martinez, qui a présenté les fondements de la radiochirurgie Gamma Knife, son instrumentation et ses applications cliniques. La seconde journée a été marquée par des communications scientifiques de haut niveau, notamment celles du professeur Jean Regis, consacrées aux métastases cérébrales, aux tumeurs bénignes et aux nouvelles approches thérapeutiques. Les échanges ont également porté sur les indications fonctionnelles et vasculaires, illustrant la diversité des champs d’application de cette technologie.

En marge de cette rencontre, plusieurs spécialistes ont livré leurs analyses au média Esseha.dz. Dr Lekikot Amina, neurochirurgienne à la Clinique Athena, a affirmé : « La clinique Athena est la première structure sanitaire en Algérie à mettre à disposition le Gamma Knife. Les neurochirurgiens algériens ont désormais à disposition un instrument qui facilite largement le traitement de pathologies qui nécessitaient jusque-là des chirurgies très compliquées et à risque ».

De son côté, Dr Mounia Zighed, radiothérapeute, a souligné les performances de cette technologie : « Le Gamma Knife permet des interventions beaucoup plus précises et offre une meilleure protection aux nerfs, notamment optiques, lors de l’intervention. Avec le Gamma Knife, nous sommes intervenus sur un bon nombre de maladies fonctionnelles, vasculaires et tumorales, et nous sommes arrivés à des résultats très satisfaisants ».

Le Dr Salah Bali, physicien médical et initiateur du projet, est revenu sur les différentes étapes ayant conduit à l’introduction de cet équipement en Algérie. Il a expliqué que le projet Athena avait débuté en 2007 avec l’introduction de technologies avancées en radiothérapie. « En 2019, avec la pandémie de Covid-19, nous avons pensé à créer un pôle de neurochirurgie pour éviter aux patients algériens de se déplacer à l’étranger. Le projet s’est concrétisé en 2021 avec la construction des infrastructures. L’équipement a été acquis en 2024, installé en mars 2025, et les premiers traitements ont débuté en juillet 2025. Près de 100 patients ont déjà été traités. C’est un pari réussi pour le bien de nos malades », a-t-il déclaré.

Le professeur Guennane Lakhdar, chef de service de neurochirurgie au CHU Mustapha, a estimé que cette technologie constitue « un complément important et nécessaire pour les interventions à la base du crâne et la chirurgie fonctionnelle, notamment pour la maladie de Parkinson », ajoutant que l’introduction du Gamma Knife en Algérie répond à une attente de longue date.

Les experts internationaux présents ont également salué cette avancée. Le Dr Roberto Martinez Alvarez, chef d’unité de neurochirurgie et de radiochirurgie à l’hôpital Ruber Internacional de Madrid, a rappelé que le Gamma Knife, inventé en 1967, a connu une évolution technologique majeure ces quinze dernières années. Il s’est félicité de son acquisition par la Clinique Athena, estimant qu’il permet de traiter efficacement de nombreuses pathologies cérébrales, allant des tumeurs et métastases aux douleurs faciales, à l’épilepsie et à certaines maladies mentales. Il a, par ailleurs, encouragé les médecins algériens à intégrer cette technologie dans leurs pratiques.

Dans le même sillage, le professeur Jean Regis, chef de service de neurochirurgie fonctionnelle et de radiochirurgie à l’hôpital de la Timone à Marseille, a mis en avant les performances de cet appareil. Il a expliqué que le Gamma Knife utilise des rayons gamma pour délivrer une dose élevée de radiation de manière extrêmement ciblée, tout en préservant les tissus sains. Selon lui, cette technologie offre une efficacité thérapeutique supérieure aux protocoles conventionnels, précisant que près de 50 % des patients pris en charge dans son établissement bénéficient de cette approche.

Clôturée par une table ronde et des recommandations finales, la conférence AGRC 2026 a confirmé l’intérêt croissant pour la radiochirurgie en Algérie. Elle a surtout mis en évidence une mutation stratégique dans la prise en charge des pathologies neurologiques, désormais appuyée par des technologies de pointe disponibles localement.

Nouhad Ourebzani 

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