Cancers digestifs: Selon une récente étude, une forte hausse attendue d’ici 2050

Selon une étude co-dirigée par le Cedars-Sinai, les cancers gastro-intestinaux pourraient connaître une progression spectaculaire au cours des prochaines décennies. Les chercheurs estiment que le nombre de cas dans le monde pourrait presque doubler d’ici 2050, avec une augmentation particulièrement marquée pour les cancers du pancréas, du côlon et du rectum. Les cancers de l’œsophage et du foie pourraient eux aussi devenir plus fréquents.
Pour les scientifiques, cette tendance représente un véritable défi de santé publique. Le Dr Ju Dong Yang, directeur médical du programme de recherche sur le cancer du foie au Cedars-Sinai et co-auteur principal de l’étude alerte : « Cette hausse des taux de cancer est prévue à l’échelle mondiale, et des efforts considérables doivent être déployés pour encourager des changements de mode de vie et mettre en place des programmes de dépistage afin de les réduire ».
Les chercheurs rappellent que de nombreux facteurs de risque restent modifiables. Dans le cas du cancer du foie, par exemple, le Dr Yang souligne que « près de 70 % des cancers du foie pourraient être évités grâce à des changements de mode de vie ». Parmi les mesures recommandées figurent « l’arrêt du tabac, une consommation d’alcool limitée et une alimentation équilibrée ». Ces habitudes peuvent également contribuer à réduire le risque de cancer de l’estomac et de l’œsophage.
Le dépistage joue également un rôle déterminant, notamment pour le cancer colorectal. Le Dr Alessio Pigazzi, directeur du service de chirurgie colorectale, insiste sur l’importance d’une détection précoce, en particulier pour les personnes ayant des antécédents familiaux. « Un diagnostic tardif rend le cancer colorectal très mortel, tandis qu’un diagnostic précoce permet d’obtenir des taux de guérison très élevés », explique-t-il. Le spécialiste recommande par ailleurs d’adopter une hygiène de vie favorable à la santé digestive. « Pour réduire les risques, il est recommandé à chacun d’adopter une alimentation riche en fibres, composée d’aliments complets, et pauvre en sucres et en graisses animales, de pratiquer une activité physique régulière, de se soumettre à des dépistages réguliers », précise-t-il, tout en invitant à rester attentif à certains symptômes comme des saignements rectaux fréquents ou des changements inhabituels du transit intestinal.
Enfin, pour le cancer du pancréas, les experts conseillent aux personnes présentant un risque génétique élevé d’envisager un dépistage précoce. Le Dr Arsen Osipov rappelle que « l’action sur les facteurs de mode de vie modifiables reste également essentielle pour réduire les risques ».
Synthèse Hassina Amrouni

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