Incendies de Forêt et Poussières Sahariennes : Un Impact Alarmant sur la Santé Mentale

Une nouvelle étude révèle des effets inquiétants des incendies de forêt et des poussières sahariennes sur les pathologies mentales, en plus de leur impact connu sur les maladies cardiorespiratoires. Publiée dans la revue *Science de l’Environnement Total*, cette recherche souligne un lien « statistiquement significatif » entre ces phénomènes et les hospitalisations pour troubles mentaux.

Les chercheurs mettent en évidence que le changement climatique amplifie la fréquence et l’intensité des incendies de forêt ainsi que les jours d’intrusion de poussières sahariennes, impactant gravement la santé publique.

L’étude a examiné les admissions à l’hôpital pour troubles mentaux entre 2009 et 2018, couvrant neuf régions espagnoles. Les résultats montrent que les jours de combustion de biomasse augmentent significativement les admissions d’urgence pour dépression et autres troubles mentaux, en raison de la toxicité des particules fines (PM).

Julio Díaz, chercheur à l’ISCIII, explique : « Les particules provenant des incendies de forêt sont cinq fois plus toxiques que celles des pots d’échappement. » Ces particules sont liées au stress oxydatif et à l’inflammation systémique, des mécanismes pouvant aggraver les troubles mentaux.

Les jours d’intrusion de poussières sahariennes voient également une hausse des concentrations de PM, mais d’autres facteurs comme la chaleur extrême et les niveaux de NO2 et d’O3 augmentent également, contribuant aux hospitalisations.

Face à ces conclusions, les experts recommandent des plans de prévention de santé publique prenant en compte l’ensemble de ces variables. « Nous devons élaborer des plans globaux, » insiste Díaz, soulignant l’importance de gérer les panaches de fumée qui peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres.

Une étude parallèle de l’ISCIII a exploré la relation entre les hospitalisations pour maladies bactériennes d’origine alimentaire et les variables climatiques. Elle confirme que la chaleur extrême favorise la reproduction des bactéries et augmente les risques d’hospitalisation.

En conclusion, cette recherche met en lumière la nécessité urgente de stratégies de santé publique intégrées pour atténuer les impacts des phénomènes environnementaux exacerbés par le changement climatique.

Nouhad Ourebzani

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