En ce 11 avril, nous célébrons la Journée mondiale de la maladie de Parkinson, une maladie dégénérative du cerveau touchant plus de 8,5 millions de personnes à travers le monde (source : OMS-2019).
Ces chiffres qui ont doublé ces deux dernières décennies sont appelés à accroître de 30% d’ici à l’horizon 2030 en raison de l’augmentation de l’espérance de vie de la population mondiale.

La maladie de Parkinson se manifeste par plusieurs symptômes moteurs comme des mouvements lents, des tremblements, une rigidité et un déséquilibre ainsi que d’autres complications tels que « des troubles cognitifs, de la santé mentale, du sommeil ainsi que des douleurs et des troubles sensoriels ». Quant aux autres déficiences motrices comme les dyskinésies (mouvements involontaires) et les dystonies (contractions musculaires involontaires douloureuses), elles entrainent « des troubles du langage, de la mobilité et entraînent des restrictions dans de nombreux domaines de la vie », précise l’OMS dans une publication sur la maladie. A terme, tous ces symptômes causent des « taux élevés d’invalidité » et nombre de malades « développent également une démence ».
Si l’âge est le principal facteur de risque, il n’en demeure pas moins des personnes plus jeunes -surtout les hommes- peuvent être touchées par la maladie de Parkinson. La cause de cette pathologie est toujours méconnue malgré les très nombreuses études faites autour du sujet, cependant, les scientifiques estiment, qu’outre les facteurs génétiques, les facteurs environnementaux comme les pesticides, la pollution de l’air ou les solvants industriels, pourraient avoir une incidence sur l’apparition du Parkinson.
Les traitements prescrits actuellement visent à réduire voire soulager les symptômes mais pas à arrêter la progression de la maladie. Toutefois, la communauté scientifique ne désespère pas de pouvoir un jour faire plus pour les malades.
Aux dernières nouvelles, un traitement, nommé DIVE, a été mis au point par une start-up, en partenariat avec le CHU de Lille. Ce traitement consiste à injecter directement dans le cerveau la dopamine manquante chez les patients atteints de Parkinson, avec pour effet « de limiter les effets indésirables des traitements conventionnels ». Si un nouvel essai clinique de plus grande envergure est en préparation pour permettre « l’obtention de l’autorisation de commercialisation du traitement DIVE », il n’en demeure pas moins que, pour les millions de malades -et leurs proches-, c’est une grande lueur d’espoir qui pointe à l’horizon.
A noter qu’en Algérie, il n’y a pas de chiffres concernant la prévalence de la maladie mais on imagine qu’ils sont au moins des milliers. « Matensanich », l’Association Nationale des Malades d’Alzheimer et du Parkinson œuvre, pour cela, à faire entendre la voix de nos concitoyens souffrant de ces deux pathologies. A l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la maladie de Parkinson, cette association organise jeudi 13 avril 2023 à 21h, un webinar et facebook live autour du thème « Parkinson, symptômes et diagnostic ». Il sera animé par le Dr Bouchetara Mohamed Sofiane, Maître-assistant en neurologie à l’EHU d’Oran.
Hassina Amrouni
