Le Centre hospitalier universitaire d’Oran a lancé, ce dimanche 1er mars 2026, une nouvelle action de sensibilisation à l’occasion de l’occasion du mois sacré de Ramadan. Installées à l’entrée principale de l’établissement, les équipes médicales ont multiplié les échanges avec les citoyens et les visiteurs, dans le cadre du plan préventif arrêté par le ministère de la Santé visant à renforcer la prévention sanitaire en ce mois du jeûne.
Cette initiative, portée notamment par le service de gastro-entérologie et des maladies du foie, s’inscrit dans une dynamique nationale axée sur la promotion d’un « Ramadan sain » et l’amélioration de la qualité de vie des patients, en particulier ceux atteints de maladies chroniques. Tout au long de la matinée, une mobilisation pluridisciplinaire a permis d’assurer un accompagnement de proximité au bénéfice des personnes vulnérables.
Les médecins spécialistes ont assuré des consultations médicales sur place, mettant l’accent sur l’adaptation des traitements durant le mois de jeûne. Les patients souffrant de diabète, d’hypertension artérielle ou de pathologies digestives ont ainsi pu recevoir des recommandations personnalisées concernant l’ajustement des doses médicamenteuses et les horaires de prise. Les praticiens ont également insisté sur l’importance d’une évaluation médicale préalable, rappelant que certaines situations cliniques rendent le jeûne déconseillé, voire dangereux, et nécessitent une dispense religieuse pour préserver la santé du patient.
Les diététiciens ont, pour leur part, orienté les citoyens vers des choix alimentaires équilibrés, en proposant des conseils pratiques pour composer une « assiette de Ramadan » saine. L’accent a été mis sur la nécessité de fractionner les repas entre l’iftar et le s’hour, d’éviter les excès en sucres rapides et en matières grasses, et de privilégier une hydratation suffisante afin de prévenir les troubles digestifs et les déséquilibres glycémiques.
La dimension psychologique n’a pas été négligée. Un psychologue clinicien a sensibilisé les participants à l’impact des changements soudains du rythme de vie sur l’équilibre mental. Les perturbations du sommeil, les modifications alimentaires et les contraintes sociales peuvent, en effet, générer du stress, notamment chez les patients chroniques. Le spécialiste a souligné que la stabilité émotionnelle et la gestion du stress constituent des facteurs déterminants dans l’amélioration de la qualité de vie et dans la bonne observance thérapeutique durant le mois sacré.
Positionnées stratégiquement à l’entrée de l’établissement, les équipes médicales ont pu toucher un large public, illustrant la volonté du CHU d’Oran de rapprocher l’information médicale du citoyen. L’objectif affiché est clair : prévenir les complications évitables liées au jeûne pratiqué sans encadrement médical, réduire les admissions d’urgence et promouvoir une culture de prévention durable.
À travers cette campagne, le Centre hospitalier universitaire d’Oran réaffirme son engagement en faveur d’une approche proactive de la santé publique. Les responsables de l’établissement invitent l’ensemble des citoyens à consulter les structures de santé durant ce mois du Ramadan, afin de bénéficier de conseils adaptés à leur état de santé.
En ce mois sacré, le message se veut rassurant mais ferme : un jeûne sécurisé repose avant tout sur l’information, la prévention et l’accompagnement médical. Les autorités sanitaires espèrent ainsi permettre aux fidèles d’accomplir ce pilier spirituel dans les meilleures conditions, en conciliant pratique religieuse et préservation de la santé.
Nouhad Ourebzani
