Le recours abusif aux antibiotiques confronte l’organisme à la résistance des bactéries

On use et abuse de certains médicaments tels que les antalgiques pour calmer un mal de crâne, des douleurs dentaires ou n’importe quelle autre douleur. Mais il y a aussi les antibiotiques qui sont prescrits sans mesure, même pour les infections virales.

L’excès étant l’ennemi du bien comme on le sait, cette aberration dans l’usage d’antibiotiques peut mener à un résultat contraire à celui recherché.

La définition des antibiotiques, ces « médicaments d’origine naturelle, semi-synthétiques ou de synthèse », nous apprend qu’ils agissent « contre les bactéries en les tuant ou en empêchant leur multiplication » et précise qu’ils « sont efficaces uniquement contre les bactéries.

Il est ajouté qu’il existe deux catégories d’antibiotiques : ceux à large spectre dont le rôle est d’éliminer une grande variété de bactéries, et ceux à spectre étroit qui détruisent un groupe ou un type spécifique de bactéries.

Les antibiotiques n’ont donc pas d’effet contre les virus et ne traitent les infections virales comme le rhume et la grippe et certaines angines qui ne sont pas d’origine bactérienne (75 à 90% des cas d’angine chez l’adulte et 60 à 75% chez l’enfant).

Ils ne sont susceptibles ni d’accélérer la guérison de ces infections virales, ni d’agir à titre préventif en cas de présence du virus dans l’entourage immédiat ou d’épidémie (comme cela a été le cas au début de la pandémie de Covid-19, période durant laquelle l’usage d’antibiotiques pour s’en prémunir a atteint des proportions inimaginables).

Les prescriptions d’antimicrobiens à tout-va par certains praticiens ainsi que leur délivrance sans ordonance sont souvent inappropriés. Les malades s’y habituent et la conséquence peut être l’antibiorésistance, c’est-à-dire la résistance d’une (ou des) bactérie(s) aux antibiotiques lors d’infections bactériennes ultérieures.

L’hiver est la saison où l’on recourt à outrance aux antibiotiques, on doit y réfléchir à deux fois si l’on veut donner à son organisme l’aptitude de continuer à se défendre et de ne pas être confronté à la résistance des bactéries.
Rachida Merkouche

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