« Nassiha fi Daqiqa »: Trois conseils de spécialistes pour préserver sa santé

A travers « Nassiha fi Daqiqa », des médecins partagent des recommandations claires, directement liées aux habitudes du mois de Ramadhan. Une manière de rappeler que le jeûne, au-delà de sa dimension spirituelle, doit aussi rimer avec équilibre et vigilance sur le plan sanitaire.
Dans une nouvelle capsule, le Pr Samia Zekri, spécialiste en médecine interne, s’est arrêtée sur un incontournable des tables algériennes : le pain. « En général, les Algériens consomment beaucoup de pain, qu’il soit acheté en boulangerie ou fait maison », rappelle-t-elle. Et le Ramadhan, ne fait pas d’exception. Pourtant, elle invite à revoir cette habitude, surtout au moment du f’tour. « Pourquoi manger du pain, quand on mange des boureks ? », interroge-t-elle. La spécialiste précise qu’une baguette de 250 g contient environ 125g d’amidon, soit l’équivalent de 41,5 morceaux de sucres. « Est-il raisonnable de consommer autant de sucre pour accompagner un plat en sauce ? » L’excès de pain favorise la prise de poids et augmente les risques de diabète, d’hypertension artérielle et de maladies cardiovasculaires.
Son message est clair : « Le pain ce n’est pas indispensable dans notre alimentation. Il faut apprendre à manger de façon raisonnable ».
De son côté, le Pr Dalila Tagzout, hépato gastro-entérologue, évoque un trouble fréquent durant le mois de jeûne : la constipation. Selon elle, ce problème est souvent lié à « une alimentation pauvre en fibres ». Elle recommande de rééquilibrer les repas en privilégiant légumes, fruits et fruits secs, sans excès de sucre, tout en limitant fritures et pâtisseries. « Il ne faut pas oublier de boire suffisamment d’eau », insiste-elle. Une bonne hydratation et un apport adéquat en fibres permettent d’éviter des complications comme la maladie hémorroïdaire ou la fissure anale.
Enfin, le Dr Amina Abdelouahab, sénologue, s’adresse dans son intervention, aux patientes atteintes d’un cancer du sein. Face aux interrogations concernant le report des séances de chimiothérapie, elle rappelle l’importance du respect du protocole médical. « Il faut respecter les délais entre les cures », souligne-t-elle. Les traitements sont planifiés selon chaque cas et ne doivent pas être modifiés sans avis médical. « La malade ne doit pas chambouler son calendrier de son propre chef ». Un rappel essentiel pour vivre un Ramadhan en toute sécurité, sans compromettre sa santé.
Hassina Amrouni

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