Respirer devient parfois un défi bien avant l’arrivée d’une crise. Pollution de l’air, vagues de chaleur, fumées, poussières et hausse des allergies : les spécialistes observent une aggravation des facteurs environnementaux qui favorisent les crises d’asthme et compliquent le contrôle de la maladie.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus de 260 millions de personnes vivent avec l’asthme dans le monde. Or plusieurs études montrent que la qualité de l’air joue un rôle direct dans l’irritation des bronches et l’augmentation des symptômes respiratoires.
Les périodes de forte chaleur inquiètent particulièrement les pneumologues. Lorsque les températures augmentent, certains polluants comme l’ozone se concentrent davantage dans l’air. Résultat : davantage de toux, de difficultés respiratoires et de passages aux urgences chez les personnes asthmatiques.
Les changements climatiques modifient aussi le calendrier des allergies. Les saisons polliniques deviennent plus longues et parfois plus intenses, exposant les patients à des crises répétées sur plusieurs mois. Chez certaines personnes sensibles, une simple exposition au pollen peut provoquer une inflammation importante des voies respiratoires.
À l’intérieur des habitations, d’autres facteurs aggravants persistent : humidité, moisissures, fumée de cigarette, produits ménagers irritants ou mauvaise ventilation. Les médecins rappellent que l’asthme ne dépend pas uniquement de la génétique, mais aussi de l’environnement dans lequel une personne vit quotidiennement.
Face à cette situation, les spécialistes recommandent de surveiller la qualité de l’air lors des pics de pollution, d’aérer les logements aux heures les moins exposées, d’éviter le tabagisme passif et de maintenir un suivi médical régulier. Car pour les patients asthmatiques, la pollution et le climat ne sont plus seulement des questions environnementales : ils sont devenus des facteurs de santé directement liés à la respiration.
Nouhad Ourebzani
