À l’arrivée de l’hiver, beaucoup de personnes constatent une baisse notable d’énergie. Les journées plus courtes, le froid et l’envie de rester chez soi favorisent un ralentissement général du rythme de vie. Cette fatigue saisonnière, souvent appelée fatigue hivernale, est un phénomène courant, mais elle mérite d’être comprise pour mieux y faire face.
La fatigue hivernale se manifeste par un manque d’énergie dès le réveil, une sensation de lourdeur ou de ralentissement, des difficultés de concentration, une motivation en berne et parfois des envies accrues de grignotage. Elle reste généralement modérée et disparaît avec le repos, ce qui la distingue d’une fatigue plus préoccupante.
Plusieurs facteurs expliquent pourquoi l’organisme est plus sollicité en hiver. Le premier est le manque de lumière naturelle. La diminution de l’ensoleillement perturbe l’horloge biologique interne, responsable de la régulation du sommeil et de l’éveil. En hiver, le corps produit davantage de mélatonine, l’hormone du sommeil, ce qui accentue la sensation de somnolence et de fatigue.
L’alimentation joue également un rôle important. En hiver, les habitudes alimentaires changent : les repas sont souvent plus riches, mais parfois moins variés. Cela peut entraîner des carences, notamment en vitamine D, en magnésium ou en fer, des éléments essentiels au bon fonctionnement de l’organisme et à la production d’énergie. À cela s’ajoutent les infections hivernales répétées, comme les rhumes ou la grippe, qui sollicitent fortement le système immunitaire et contribuent à l’épuisement.
Pour lutter contre cette fatigue saisonnière et retrouver de l’énergie, plusieurs gestes simples peuvent être adoptés au quotidien. S’exposer à la lumière naturelle pendant 20 à 30 minutes par jour, de préférence le matin, aide à resynchroniser l’horloge biologique. Lorsque l’ensoleillement est insuffisant, certaines personnes peuvent aussi bénéficier de la luminothérapie.
Un sommeil de qualité est également essentiel. Il est recommandé de maintenir des horaires de coucher et de lever réguliers, y compris le week-end, et de limiter l’exposition aux écrans au moins une heure avant d’aller dormir, afin de favoriser l’endormissement.
L’activité physique, même modérée, a un effet bénéfique sur l’énergie et le moral. Marcher une trentaine de minutes par jour, pratiquer un sport doux ou simplement bouger davantage aide à stimuler l’organisme et à lutter contre la sensation de fatigue. Enfin, une alimentation équilibrée est indispensable : réduire la consommation de sucres rapides, privilégier les protéines, les légumes, les fruits et les aliments riches en vitamines et minéraux permet de soutenir le corps durant la saison froide.
Si la fatigue hivernale est considérée comme normale, certains signes doivent néanmoins alerter. Une fatigue brutale, très intense, qui s’aggrave avec le temps ou qui persiste plus d’un mois malgré le repos, nécessite un avis médical. De même, si elle s’accompagne d’autres symptômes, comme une pâleur inhabituelle, une perte de poids, des troubles de l’humeur ou du sommeil marqués, elle peut être le signe d’un problème sous-jacent, tel qu’une anémie, un trouble thyroïdien ou une dépression.
Comprendre les causes de la fatigue hivernale permet de mieux l’anticiper et de la limiter. En adoptant de bonnes habitudes de vie, il est possible de traverser l’hiver avec plus d’énergie et de vitalité.
Nora S.
