Des mutations sanguines pourraient mettre le cœur en danger

Des scientifiques européens ont découvert un facteur de risque pour le cœur que peu de gens connaissent : certaines mutations génétiques dans les cellules sanguines, appelées CHIP, pourraient favoriser les maladies cardiovasculaires. Ces mutations apparaissent avec l’âge et ne sont pas un cancer, mais elles peuvent accélérer l’inflammation dans le corps, ce qui endommage le cœur et les vaisseaux sanguins.

Selon une étude publiée dans le European Heart Journal, environ 30 % des personnes atteintes de maladie coronarienne présentent ces mutations. Certaines d’entre elles, comme celles des gènes DNMT3A, TET2 ou ASXL1, peuvent presque doubler le risque de développer un problème cardiaque ou d’aggraver une maladie existante.

Les personnes âgées de plus de 70 ans sont particulièrement concernées : 1 sur 10 porte ces mutations, souvent sans le savoir. Même ceux qui ont déjà des troubles cardiaques, comme la fibrillation auriculaire, peuvent voir leur état s’aggraver à cause de ces cellules mutantes.

Les chercheurs soulignent que ces découvertes ouvrent la voie à une meilleure prévention : détecter ces mutations dans le sang pourrait permettre aux médecins de suivre de plus près les patients à risque et de réduire leurs chances de complications graves comme l’infarctus ou l’insuffisance cardiaque.

Bien que ces mutations ne causent pas directement la maladie, leur identification pourrait révolutionner la prévention cardiovasculaire, surtout chez les personnes âgées ou fragiles. Cette avancée montre une fois de plus que la génétique joue un rôle clé dans notre santé, et que la détection précoce peut sauver des vies.

Nouhad Ourebzani

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