Pr Riadh Sayoud : “ Il n’y a ni danger ni complications pour le donneur de rein ”

L’EHS de la cité Daksi, dans la commune de Constantine, s’est distinguée la fin de la semaine écoulée par la réalisation de trois opérations chirurgicales de transplantation de rein avec succès. Le chirurgien Riadh Sayoud, professeur spécialisé en chirurgie rénale et urologique ayant mené ces opérations, affirme à la radio locale de Constantine que les greffes de rein à l’établissement hospitalier spécialisé de Constantine sont en cours et qu’il y a un programme en direction des patients qui remplissent les conditions pour la greffe.

Le spécialiste souligne que, lors du processus de préparation des dossiers, il y a de nombreux dossiers qui sont écartés pour des raisons médicales car certains patients insuffisants rénaux ne peuvent pas être opérés.

Selon Pr Sayoud, les équipes médicales pratiquent ces opérations depuis de nombreuses années. Et Depuis quelques années, ces opérations sont encadrées par l’Agence Nationale de Greffe qui organise et programme les opérations.

Sur les ondes de Radio Constantine, le professeur Sayoud assure aux donneurs qu’ils peuvent vivre avec un seul rein sans aucun dysfonctionnement. « Ils peuvent exercer leurs activités sociales, professionnelles et sportives de manière normale. Et n’oubliez pas qu’il y a des gens qui naissent avec un seul rein et qui vivent leur vie normalement », dit-il en substance.

L’établissement hospitalier spécialisé dans les maladies rénales de Constantine est une structure ouverte sur son environnement , notamment les jumelages avec divers établissements hospitaliers à travers le pays. « Nous espérons revenir à ces jumelages, après la fin de la pandémie du Coronavirus, qui a restreint de nombreuses activités médicales.

Le professeur-chirurgien de l’EHS Daksi dit miser sur le rôle des médias et du mouvement associatif pour sensibiliser à l’importance de faire don d’un des reins, surtout au vu des réticences et des craintes de beaucoup du processus de don et de vivre avec un seul rein. « Donner un rein à des patients insuffisants rénaux est une nouvelle vie et une nouvelle naissance pour le patient. Il est considéré comme une fin à la souffrance de l’individu dont la vie est liée au dispositif de filtrage», explique Pr Sayoud qui ajoute que « le bénéfice revient à lui, sa famille et la société » .

Faisant le point de l’activité des greffes dans son établissement, Pr Riadh Sayoud révèle que malgré les conditions sanitaires liées à la pandémie du Coronavirus , 11 greffes de rein ont pu être réalisées au cours de l’année 2021. « Nous espérons qu’avec l’amélioration de la situations pandémique, le nombre d’opérations doublera », dit-il.

Le professeur affirme que « pour les patients qui bénéficient de la greffe, ils font l’objet d’un suivi par des médecins et d’examens médicaux périodiques » .

Le spécialiste conclut son entretien avec Radio Constantine par réaffirmer avec insistance qu’il n’y a ni dangers ni complications, pour le malade et le donneur, lors et après transplantation de rein.
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« Mener ces opérations est un gain pour nous et pour les patients, et j’espère qu’il y aura une demande accrue de donneurs loin des craintes injustifiées », dit Pr Sayoud qui souligne qu’il faut être à un haut niveau de sensibilisation pour insuffler une nouvelle vie à ces patients.

Nora S.

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