Sucre, fritures, excès: Comment préserver sa digestion pendant le jeûne

Pendant le Ramadhan, les tables se remplissent souvent de douceurs, de plats généreux et de mets frits qui font partie de la tradition et du plaisir du partage. Pourtant, après une longue journée de jeûne, le système digestif a besoin de douceur, pas d’excès. Trop de de gras, trop de sucre ou des portions trop importantes peuvent vite transformer l’iftar en moment d’inconfort.
La première chose à comprendre, c’est que l’estomac, resté au repos pendant plusieurs heures, doit être « réveillé », progressivement. Rompre le jeûne avec de l’eau et deux dattes permet d’apporter une énergie rapide sans agresser l’estomac. Enchaîner immédiatement avec des fritures ou des pats très riches surcharge l’organisme et peut provoquer lourdeurs, brûlures d’estomac ou ballonnements.
Les fritures, en particulier, sont difficiles à digérer. Beignets salés, boureks ou pâtisseries imbibées de sirop sont délicieux, mais leur consommation quotidienne fatigue le foie et ralentit la digestion. Pour préserver son confort digestif, mieux vaut privilégier des modes de cuisson plus légers : cuisson au four, à la vapeur ou à la poêle avec peu de matière grasse.
Le sucre est un autre piège courant. Après le jeûne, le corps réclame de l’énergie, et les desserts très sucrés semblent être la solution idéale. Pourtant, une grande quantité de sucre consommée en peu de temps entraîne un pic de glycémie suivi d’une baisse brutale, responsable de fatigue, parfois de fringales tardives. Opter pour des desserts simples –fruits frais, compotes maison peu sucrées, yaourt nature avec un filet de miel– aide à satisfaire l’envie de sucré sans perturber l’équilibre.
La manière de manger joue également un rôle clé. Manger trop vite empêche le cerveau d’enregistrer correctement la sensation de satiété. Prendre le temps, mâcher lentement et faire une petite pause entre les plats favorise une meilleure digestion. Fractionner le repas –une légère collation à l’iftar, puis un diner un peu plus tard- peut aussi être une bonne stratégie.
Enfin, ne pas oublier l’importance des fibres. Les légumes, les légumineuses et les céréales complètes facilitent le transit et évitent la sensation de lourdeur. Ils devraient occuper une place centrale dans l’assiette, aux côtés d’une portion raisonnable de protéines.
Le Ramadhan est un mois d’équilibre et de maîtrise de soi. En adoptant une alimentation plus modérée et en écoutant les signaux de son corps, il est tout à fait possible de profiter des plaisirs de la table tout en préservant sa digestion et son bien-être.
Hassina Amrouni

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