L’Hôpital privé Athena introduit en Algérie le Gamma Knife

Constantine à la pointe de la neurochirurgie mondiale

À Constantine, l’Hôpital privé Athena vient de franchir une étape majeure dans le domaine de la neurochirurgie en inaugurant le premier Gamma Knife d’Algérie, un dispositif de pointe permettant de traiter les tumeurs cérébrales sans recours à la chirurgie.

Oncothérapeute à l’Hôpital privé Athena, le Dr Mounia Zighad a indiqué au micro d’Esseha que cette innovation marque un tournant dans la prise en charge des patients :

« Notre centre est résolument tourné vers la technologie et l’innovation avec le Gamma Knife. Nous disposons d’une technique révolutionnaire et exclusive qui nous permet d’opérer sans scalpel »,
a-t-elle expliqué, avant d’ajouter :
« Avec le Dr Nadir Bellatrèche, neurochirurgien, nous travaillons en étroite collaboration pour offrir une prise en charge optimale aux patients atteints de tumeurs cérébrales, de malformations ou de pathologies vasculaires et fonctionnelles. Sous la supervision du Dr Roberto Alvarez Martinez et du Dr Jean Bastier, nous visons l’excellence. »

Concernant le rôle clé de cette unité, Salah Bali, physicien médical, a confirmé que « diverses localisations ont déjà commencé à être traitées, qu’il s’agisse de malformations artério-veineuses, de lésions bénignes ou de tumeurs cérébrales ». Il a également souligné que

« cette technologie permet de contrôler une maladie à l’intérieur de l’encéphale sans avoir recours à la chirurgie ».

Selon lui,

« le principe repose sur l’utilisation de rayons gamma issus du cobalt-60, capables de stabiliser ou d’éliminer les lésions avec une précision exceptionnelle ».

La machine installée à Constantine est, selon le physicien,

« équipée d’un système d’imagerie embarquée en 3D, offrant une précision inframillimétrique de 0,14 mm. Cette fiabilité permet de traiter des lésions situées à proximité d’organes sensibles »
et de réaliser le traitement
« en une seule séance dans 99 % des cas ».

De son côté, le Dr Nadir Bellatrèche, neurochirurgien, a insisté sur l’importance de l’imagerie dans le processus thérapeutique :

« La qualité des images est essentielle, car elle conditionne la précision du traitement. Nous travaillons avec les techniciens IRM pour obtenir les meilleures images possibles, afin de planifier un traitement efficace et sûr. »

Venu partager son expertise, le Dr Jean Bastier, neurochirurgien et responsable de l’unité Gamma Knife au CHU de Toulouse, a salué cette avancée :

« Le Gamma Knife permet de traiter des lésions extrêmement difficiles d’accès ou déjà opérées, mais incomplètement retirées. »

Toujours au micro d’Esseha, il a confié avoir été

« très agréablement surpris »
par l’installation d’un tel équipement à Constantine :
« C’est une très bonne nouvelle pour l’Algérie. Nous espérons construire une collaboration fructueuse »,
a-t-il conclu.

Le Dr Roberto Martinez Alvarez, neurochirurgien à l’hôpital Ruber Internacional de Madrid, partage le même enthousiasme :

« Le Gamma Knife représente une grande opportunité pour la santé des Algériens. Il permet de traiter en quelques heures des tumeurs bénignes inopérables, des métastases cérébrales, mais aussi certaines douleurs, l’épilepsie et des troubles psychiatriques. »

Selon lui,

« la technologie déployée à la clinique Athena est comparable à celle des meilleurs centres européens ou américains »,
ajoutant qu’il est
« impressionné par les résultats obtenus en seulement trois mois ».

Au-delà de l’équipement, Athena s’est attaché à importer l’expertise mondiale nécessaire pour former une nouvelle génération de spécialistes algériens. Une avancée considérable quand on sait que de nombreux patients devaient, jusqu’ici, se rendre à l’étranger pour accéder à ce type de traitement.

Rencontré sur place, le père d’une jeune patiente a témoigné :

« J’ai payé 700 000 DA pour le traitement de ma fille, bien moins que ce que coûte le même soin à l’étranger, notamment en Turquie où le devis d’un hôpital que j’avais contacté dépassait les 160 millions de centimes. »

Il a toutefois émis le souhait que

« d’autres Gamma Knife soient installés en Algérie, et surtout qu’il y ait une convention avec la CNAS pour alléger la charge des patients ».

Hassina Amrouni

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