Jeûne et prise de traitement thyroïdien: Les éclairages du Dr Hiba Djorane

Invitée de l’émission « Sahtek Bin Yeddik » d’Esseha, le Dr Hiba Djorane, endocrinologue a consacré son intervention à un sujet qui préoccupe de nombreux patients pendant le mois de Ramadhan : la prise du traitement dans le cas de l’hyper ou l’hypothyroïdie.
D’emblée, elle rappelle que « l’hyper ou l’hypothyroïdie, c’est un problème au niveau de la glande thyroïde qui nécessite un traitement ». L’hyperthyroïdie bénéficie souvent d’un traitement transitoire, « contrairement à l’hypothyroïdie où le malade prend le traitement d’une manière prolongée », précise-t-elle.
La question du moment idéal pour prendre la levothyroxine revient fréquemment chez les patients hypothyroïdiens durant le Ramadhan. « La levothyroxine doit être prise en dehors des repas et d’autres médicaments, c’est la condition de sa prise », insiste le Dr Djorane. Certains malades optent pour une prise au moment de la rupture du jeûne « en patientant 15 à20 mn, avant de prendre de f’tour ». D’autres préfèrent la prendre avant de dormir mais « à la condition qu’ils ne grignotent ni ne mangent rien en soirée », car « il faut au moins 2h d’écart entre le moment où l’on prend son repas et celui où l’on prend son médicament ».
Toutefois, elle met en avant ce que les études considèrent comme le meilleur timing : « L’idéal, c’est de prendre ce traitement avant le s’hor ». Les patients peuvent ainsi « se réveiller un peu plus tôt, prendre leur médicament, attendre un peu avant de prendre la collation du s’hor », sans risque d’interférence. Selon elle, ceux qui adoptent cette organisation « ont le meilleur équilibre de leur TSH après le mois de Ramadhan ».
Concernant l’hyperthyroïdie, la spécialiste se veut rassurante : « le jeûne, n’est pas une contre-indication ». Elle nuance néanmoins pour certains profils, notamment « les femmes enceintes ou de malades présentant un problème cardiaque », chez qui la vigilance doit être accrue en raison de l’hyperactivité de la glande. Quant au traitement, « ne présente aucun problème d’interférence avec le moment des repas »
En conclusion, le Dr Djorane appelle à l’anticipation et au dialogue avec le médecin traitant.
Hassina Amrouni

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