Journée mondiale de l’enfance : l’Algérie renforce ses efforts pour protéger la santé des enfants, de la vaccination à la prise en charge de l’autisme

 

À l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance célébrée ce 1er juin, l’Algérie met en avant les nombreuses actions engagées ces dernières années pour améliorer la santé et le bien-être des enfants. Entre la consolidation du programme national de vaccination, le développement de la santé scolaire, le renforcement de la prise en charge des enfants à besoins spécifiques et les nouvelles initiatives en faveur des enfants atteints de troubles du spectre de l’autisme (TSA), les pouvoirs publics poursuivent une politique visant à garantir aux plus jeunes un accès élargi aux soins et à la prévention.

La vaccination demeure l’un des piliers majeurs de la stratégie nationale de santé infantile. L’Algérie figure parmi les pays ayant réussi à maintenir une couverture vaccinale élevée contre plusieurs maladies infectieuses grâce au Programme élargi de vaccination, mis en place progressivement depuis les années 1970 et régulièrement renforcé par l’introduction de nouveaux vaccins. Les autorités sanitaires soulignent que cette politique a permis de réduire de manière spectaculaire l’incidence de maladies telles que la poliomyélite, la rougeole, la diphtérie ou encore la coqueluche.

L’année 2026 a été marquée par un effort particulier dans la lutte contre la poliomyélite. Après le lancement de plusieurs phases de vaccination à l’échelle nationale, le ministère de la Santé a décidé de prolonger certaines opérations afin de permettre au plus grand nombre d’enfants de recevoir leur dose complémentaire. Cette campagne a concerné des millions d’enfants à travers le territoire national et s’inscrit dans le cadre des mesures de prévention visant à préserver le statut de l’Algérie comme pays exempt de poliovirus sauvage.

Selon les données relayées par l’Organisation mondiale de la santé, la campagne nationale lancée fin 2025 visait à protéger près de 4,5 millions d’enfants âgés de deux à cinquante-neuf mois grâce à l’utilisation du nouveau vaccin oral antipoliomyélitique de type 2 (nOPV2), considéré comme un outil important dans la prévention des flambées épidémiques.

Parallèlement, le ministère de la Santé poursuit les campagnes de rattrapage vaccinal destinées aux enfants n’ayant pas reçu toutes les doses prévues par le calendrier national. Ces opérations visent à éviter toute baisse de l’immunité collective et à protéger les nouvelles générations contre les maladies évitables par la vaccination.

Au-delà de la vaccination, la santé scolaire constitue un autre axe central de la politique sanitaire dédiée aux enfants. Les unités de santé scolaire déployées à travers les établissements éducatifs assurent des consultations médicales préventives, le dépistage précoce de certaines pathologies, le suivi de la croissance, la surveillance nutritionnelle ainsi que des actions de sensibilisation à l’hygiène et à la prévention. Les autorités ont également renforcé les programmes de vaccination en milieu scolaire afin d’améliorer davantage la couverture vaccinale des élèves.

Les enfants à besoins spécifiques bénéficient également d’une attention particulière. Les pouvoirs publics ont multiplié les dispositifs d’accompagnement social, éducatif et médical destinés à favoriser leur intégration. Plusieurs mesures ont été adoptées afin de faciliter leur parcours scolaire et leur accès aux services spécialisés. Des aménagements pédagogiques ont notamment été mis en place pour les élèves concernés, y compris les enfants atteints de troubles du spectre de l’autisme.

La question de l’autisme occupe désormais une place importante dans les politiques publiques. Face à l’augmentation des besoins de diagnostic, de suivi et d’accompagnement, les autorités ont engagé en 2026 une nouvelle phase de structuration de la prise en charge. Le décret présidentiel portant création du Centre national de l’autisme constitue l’une des principales avancées de l’année. Cette nouvelle institution est appelée à coordonner les actions menées à l’échelle nationale, harmoniser les méthodes de diagnostic et de prise en charge, former les professionnels et accompagner les familles.

Sur le terrain, plusieurs infrastructures spécialisées ont été inaugurées ou annoncées. À Oran, un centre spécialisé destiné à la prise en charge des personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme a été inauguré en mai 2026. D’autres structures sont en cours de réalisation dans différentes wilayas afin de réduire les disparités territoriales et rapprocher les services des familles concernées.

L’année 2026 a également vu le lancement d’ateliers de formation dédiés au nouveau programme pédagogique destiné aux enfants autistes. Ces formations réunissent des professionnels de la santé, des enseignants, des éducateurs spécialisés ainsi que des représentants de la société civile afin d’améliorer la qualité de l’accompagnement éducatif et thérapeutique.

Les autorités insistent par ailleurs sur l’importance du dépistage précoce, considéré comme un facteur déterminant pour améliorer l’autonomie et l’intégration des enfants concernés. La future stratégie nationale devrait permettre une meilleure coordination entre les secteurs de la santé, de l’éducation et de la solidarité nationale afin d’assurer une prise en charge plus complète et plus efficace.

L’attention portée à la santé infantile ne se limite pas à ces seuls domaines. Les services de pédiatrie, les programmes de nutrition, la surveillance de la santé maternelle et infantile ainsi que les campagnes de sensibilisation à destination des familles contribuent également à l’amélioration des indicateurs de santé de l’enfant. Ces efforts s’inscrivent dans une approche globale visant à garantir à chaque enfant les meilleures conditions de développement physique, psychologique et social.

À travers ces différents programmes, l’Algérie poursuit ainsi ses efforts pour garantir aux enfants un accès élargi à la prévention, aux soins et à l’accompagnement spécialisé. En cette Journée mondiale de l’enfance, les campagnes de vaccination, les actions de santé scolaire et les nouvelles mesures en faveur des enfants à besoins spécifiques témoignent de la volonté des pouvoirs publics de renforcer la protection sanitaire des générations futures.

Nouhad Ourebzani 

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