Journée mondiale du cœur: En Algérie comme dans le monde, l’urgence de la prévention

Chaque 29 septembre, la Journée mondiale du cœur rappelle une réalité qui reste difficile à ignorer : les maladies cardiovasculaires demeurent la première cause de mortalité dans le monde.
Pour l’édition 2026, la Fédération mondiale du cœur place la campagne sous le thème « Don’t Miss a Beat », une invitation à ne pas laisser passer les signes d’alerte et à faire de la santé cardiovasculaire une préoccupation quotidienne.
Les chiffres donnent la mesure de l’enjeu. A l’échelle mondiale, une personne sur 3 meurt d’une maladie cardiovasculaire et une sur 5 en meurt prématurément. Derrière ces statistiques se trouvent des infarctus, des accidents vasculaires cérébraux et d’autres pathologies dont une partie des conséquences peut être limitée grâce à la prévention, au dépistage et à une prise en charge adaptée.
Le thème choisi cette année prend tout son sens. « Don’t Miss a Beat » renvoie autant à l’attention portée aux symptômes qu’à la nécessité de ne pas remettre à plus tard les gestes qui protègent le coeur. Une douleur ou une gêne inhabituelle dans la poitrine, un essoufflement, des palpitations ou un malaise ne doivent pas être banalisés. La prévention commence également bien avant l’apparition de tels signes.
En Algérie, cette journée est aussi l’occasion pour les associations médicales, les professionnels de santé et les sociétés savantes de multiplier les actions d’information autour des facteurs de risque cardiovasculaire.
La Société algérienne de cardiologie a notamment rappelé, à l’occasion du 29 septembre, l’importance de contrôler régulièrement la tension artérielle, le cholestérol et la glycémie, mais aussi d’adopter une alimentation équilibrée, de bouger régulièrement et d’arrêter le tabac. Elle insiste également sur un point essentiel : la santé du cœur ne concerne pas uniquement les personnes âgées et se construit dès le plus âge.
A noter qu’en prévision de la célébration de cette journée, plusieurs rendez-vous scientifiques ont marqué cette fin du mois de septembre dans le secteur médical algérien, favorisant les échanges entre praticiens autour de la prise en charge des différentes pathologies et des avancées en matière de prévention et de soin.
A l’échelle individuelle, les recommandations restent simples, même si leur application demande de la constance : au moins 30 mn d’activité physique par jour, une alimentation variée et équilibrée, l’arrêt du tabac, une meilleure gestion du stress et une surveillance régulière des principaux indicateurs de santé, notamment tension, cholestérol, triglycérides et diabète.
Hassina Amrouni

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