Comprendre l’attaque de panique : Les explications et conseils de la psychothérapeute Sabrina Mokrane

Invitée de l’émission « Sahtek Bin Yeddik », Sabrina Mokrane, psychothérapeute, s’est penchée dans cette nouvelle intervention, sur un sujet qui suscite beaucoup d’interrogations : l’attaque de panique. Un trouble anxieux fréquent, souvent impressionnant mais encore mal compris.
Elle explique d’abord ce qui se passe lors d’une crise. « L’attaque de panique est une montée de peur soudaine et intense, accompagnée d’une hyperventilation, de palpitations. La personne a parfois l’impression qu’elle va mourir ». Une expérience très marquante pour ceux qui la vivent, mais qui ne représente pas un danger réel pour la santé. « . Il faut savoir que l’attaque de panique est impressionnante mais pas dangereuse », insiste-elle. Mais même si elle n’est pas dangereuse physiquement, l’attaque de panique peut laisser une trace psychologiquement importante. « Psychologiquement, elle peut laisser un vrai trauma, la personne développant la peur de refaire d’autres attaques de panique similaires », précise la spécialiste. Lorsque ces crises se répètent, on parle de trouble panique, un trouble anxieux qui peut apparaître de manière imprévisible.
Sabrina Mokrane souligne également que certaines périodes peuvent accentuer ces épisodes, notamment le mois de Ramadhan. Les changements de rythme de vie peuvent jouer un rôle. « Le sommeil est perturbé, nos repas sont décalés, notre quotidien est chamboulé », explique-t-elle. A cela peuvent s’ajouter l’anxiété et la charge mentale, ce qui peut favoriser « une recrudescence du nombre d’attaques » chez les personnes déjà concernées.
Pour mieux faire face à ce trouble, la psychothérapeute insiste sur l’importance d’un accompagnement thérapeutique. « La personne doit apprendre à reconnaître les premiers signes de l’attaque et cela se travaille en thérapie », souligne-t-elle. Ce travail permet notamment d’analyser les pensées et les émotions qui précèdent la crise afin de mieux les comprendre et les désamorcer. Dans certains cas, un traitement médicamenteux peut aussi être nécessaire. »
Dans certains cas, un traitement médicamenteux peut aussi être nécessaire. « Des fois, on a besoin d’une béquille chimique pour stabiliser la personne et travailler ensuite sur la réhabilitation comportementale », précise-t-elle.
Enfin, la spécialiste rappelle une règle essentielle pour les personnes sous traitement pendant le mois de Ramadhan : « Il ne faut sous aucun prétexte arrêter son traitement sans l’avis du médecin ». Les consultations et les séances de thérapie doivent être maintenues.
La psychothérapeute conclut en rappelant l’importance de renforcer tout ce qui contribue au bien-être quotidien, afin de mieux faire face au stress et à l’anxiété.
Hassina Amrouni

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