Une excellente nouvelle émane des campagnes de vaccination contre le cancer du col de l’utérus déjà menées dans plusieurs pays : une dose de vaccin suffit à protéger durablement, voire pour la vie, les jeunes filles, au lieu de deux ou trois injections selon leur âge, comme cela est recommandé actuellement.
Depuis 2006, la plupart des pays occidentaux, à l’exception de la France et du Japon, en raison de fausses rumeurs, ont vacciné leur population et entrevoient une diminution du nombre de cancers du col de l’utérus.
Le défi actuel est maintenant de généraliser cette vaccination dans les pays en développement, où 90 % des décès sont concentrés. Auparavant, la nécessité d’au moins deux doses de vaccin nécessitait des infrastructures sanitaires développées, des dépenses importantes pour l’achat et la mise en œuvre des campagnes vaccinales ainsi qu’une bonne observance du schéma vaccinal par les familles.
Ces obstacles devraient largement être réduits avec l’administration plus simple d’une seule dose et un coût du vaccin divisé par deux.
En 2022, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà recommandé une dose unique et une vingtaine de pays occidentaux l’ont programmé pour leurs futures campagnes de vaccination.
Les papillomavirus sont très contagieux et l’une des premières infections sexuellement transmissibles. Certains d’entre eux causent des cancers du col de l’utérus, du pénis, de la vulve, du vagin et de plus en plus de la gorge, surtout chez les hommes.
En 2020, seulement 13 % des jeunes filles de moins de 15 ans étaient vaccinées dans le monde et l’objectif fixé par l’OMS, à l’époque, d’atteindre un taux de couverture de 90 % en 2030 est redevenu réalisable.
La vaccination avec une seule dose devrait également faciliter une plus grande couverture vaccinale pour les garçons, dont la couverture vaccinale est encore trop faible dans tous les pays.
Nora S.
