L’Algérie accueille, ce lundi 13 juillet 2026 à Alger, un important rendez-vous continental consacré au développement des systèmes de santé en Afrique. Le ministre de la Santé, le professeur Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a présidé, à l’hôtel El Aurassi, la cérémonie d’ouverture de l’atelier régional africain consacré à l’élaboration d’un programme d’évaluation des technologies de santé (Health Technology Assessment – HTA), organisé par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC).
La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur général de l’Africa CDC, le Dr Jean Kaseya, du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, ainsi que du ministre de l’Industrie pharmaceutique, le Dr Wassim Kouidri. Des experts, des partenaires techniques et des représentants des institutions sanitaires de plusieurs pays africains prennent également part à cette rencontre.
Dans son allocution d’ouverture, le ministre de la Santé a souhaité la bienvenue aux participants, soulignant que cette rencontre constitue une étape importante dans les efforts déployés à l’échelle du continent pour renforcer les systèmes de santé et améliorer la qualité des soins offerts aux populations africaines.
Il a rappelé que l’évaluation des technologies de santé est devenue un outil stratégique d’aide à la décision, permettant de fonder les politiques sanitaires sur des preuves scientifiques, d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles et de garantir un accès plus équitable aux innovations médicales les plus efficaces. Selon lui, cette démarche est indispensable pour bâtir des systèmes de santé plus performants, résilients et durables.
Le professeur Aït Massoudane a également mis en avant l’engagement de l’Algérie en faveur du renforcement de la coopération sanitaire africaine, conformément aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Il a souligné que l’Algérie soutient pleinement les initiatives continentales visant à améliorer la sécurité sanitaire, à faire face aux défis actuels et futurs de santé publique et à promouvoir une coopération africaine plus intégrée sous l’impulsion de l’Africa CDC.
Le ministre a estimé que cet atelier représente une opportunité de renforcer les échanges d’expériences entre les pays africains, de développer les compétences nationales et régionales en matière d’évaluation des technologies de santé et de favoriser l’élaboration de mécanismes communs permettant d’améliorer les politiques de santé et l’accès des populations aux technologies innovantes.
À cette occasion, il a également présenté les avancées réalisées par l’Algérie dans le secteur de la santé, notamment à travers la modernisation des infrastructures sanitaires, le renforcement de la formation médicale, le développement du réseau hospitalo-universitaire ainsi que les progrès enregistrés dans l’industrie pharmaceutique. Il a réaffirmé la volonté de l’Algérie de mettre son expertise et ses capacités au service de la coopération africaine et de contribuer activement à la réussite des initiatives continentales dans le domaine de la santé.
En conclusion, le ministre de la Santé a insisté sur la nécessité d’intensifier la coordination entre les États africains, de promouvoir l’innovation et d’appuyer les décisions sanitaires sur des données scientifiques fiables. Il s’est déclaré convaincu que les travaux de cet atelier déboucheront sur des recommandations concrètes pour accélérer la mise en place de programmes d’évaluation des technologies de santé en Afrique et contribuer à l’émergence de systèmes de santé plus efficaces, plus équitables et mieux adaptés aux besoins des citoyens.
Nouhad Ourebzani
